Skip to main content

Nouvelles et opinions

Filtrer Nouvelles et opinions »
Par sujet, année et série
×

Sujet

Année


( Total - 287 )
Afficher : 5 | 10 | 20 | Toutes
Opinion - 26 août 2015

L’article d’opinion ci-joint a été publié aujourd’hui dans le quotidien The Gazette, et sur les sites web des quotidiens Vancouver Sun, The Province, The Leader Post, Edmonton Journal, Star Phoenix, Calgary Herald, Ottawa Citizen, Windsor Star et sur le site Canada.com.

par Paul Davidson, président-directeur général, Universités Canada Paul Davidson

Des jeunes de partout au Canada se dirigeront bientôt vers l’université pour le semestre d’automne. Certains d’entre nous les envieront sans doute, nous rappelant nos propres études et la rentrée de septembre. L’expérience de ces nouvelles cohortes sera cependant très différente de la nôtre. En effet, plus que tous leurs prédécesseurs, ces étudiants apprendront par la pratique.

Aujourd’hui, plus de la moitié des étudiants inscrits au premier cycle dans toutes les disciplines participeront à un programme d’enseignement coopératif, à un stage ou à une expérience d’apprentissage par le service au cours de leurs études. Et cette proportion ne cesse d’augmenter.

Pour les étudiants, les avantages de l’apprentissage par l’expérience sont indéniables. Ils acquièrent de l’expérience de travail et créent des réseaux qui les aideront à obtenir leur premier emploi; ils apprennent à transférer leurs connaissances et leurs compétences nouvelles au milieu du travail et se préparent à faire le saut dès l’obtention de leur diplôme. Mais qu’en est-il des avantages pour les employeurs?

En termes simples, les étudiants sont avantageux sur le plan financier, et le Canada ne peut se permettre de se priver d’une telle valeur ajoutée.

Les employeurs avisés tirent parti de l’énergie, des connaissances et des compétences des étudiants universitaires qui apportent des idées nouvelles dans l’entreprise. Les étudiants talentueux peuvent ouvrir de nouveaux marchés, découvrir des gains d’efficacité potentiels dans la chaîne de production et réfléchir de façon novatrice aux activités commerciales.

Les employeurs accèdent ainsi à une mine de compétences et de connaissances nouvelles. L’occasion permet aussi aux employeurs et aux étudiants de mettre leur relation à l’essai. Malheureusement, les petites et moyennes entreprises sont encore trop peu nombreuses à accueillir des stagiaires et des étudiants des programmes coopératifs; une faille considérable dans l’économie canadienne. Trop souvent, les observateurs désespèrent devant un marché du travail de plus en plus complexe et concurrentiel, tout en négligeant le talent qu’offrent nos universités et collèges.

Les étudiants voient l’utilité de ces programmes. Futés, ils veulent un avantage sur le marché du travail. Le nombre d’étudiants inscrits à un programme coopératif a bondi de 25 pour cent au cours des dernières années, passant de 53 000 en 2007 à plus de 65 000 en 2013. Cinquante-neuf universités offrent désormais plus de 1 000 programmes coopératifs à leurs étudiants. Malgré tout, l’offre ne parvient pas à répondre à la demande, les employeurs n’étant pas assez nombreux à participer.

Il faut que le secteur privé tire parti du potentiel largement inexploité des étudiants universitaires, du premier au troisième cycle, pour renforcer les entreprises canadiennes et améliorer la position concurrentielle du pays.

Les entreprises qui ont déjà saisi cette occasion s’en félicitent. Quatre employeurs sur cinq qui accueillent des stagiaires et des étudiants de programmes coopératifs affirment que ces derniers représentent un atout pour leur entreprise, en tant que nouveaux talents et futurs employés dotés des compétences qu’exige le marché du travail. Les deux tiers précisent que ces étudiants apportent de nouvelles idées à leur entreprise et sont efficaces au travail.

La valeur des programmes coopératifs et des stages devient évidente dans le processus d’embauche. Les études démontrent en effet que les diplômés des universités ayant participé à un programme coopératif sont embauchés plus rapidement et ont un revenu à l’embauche de 30 à 40 pour cent supérieur aux autres diplômés.

Ces statistiques ne brossent cependant qu’une partie du tableau. Reconnaissant la portée des témoignages des étudiants, Universités Canada a récemment mis en ligne une nouvelle ressource, www.luniversitecamarche.ca. On y découvre l’histoire d’un étudiant en relations publiques qui raconte avoir participé à des remue-méninges avec des dirigeants du cabinet de marketing où il faisait son stage, et celle d’un étudiant en informatique qui explique comment son stage en conception de logiciels lui donnera une longueur d’avance dans sa recherche d’emploi. Le site présente également le point de vue d’employeurs qui disent à quel point les étudiants dynamisent leurs équipes et font profiter leur entreprise des plus récentes découvertes et compétences techniques.

Les stages des étudiants offrent également aux universités une rétroaction précieuse des employeurs sur le rendement des étudiants.

Le milieu universitaire salue toutes les nouvelles initiatives visant à renforcer la collaboration avec le secteur privé pour former une main-d’œuvre prête pour l’avenir. La Chambre de commerce du Canada a fait de l’augmentation de l’offre de programmes coopératifs et de stages l’une des priorités de sa plateforme électorale intitulée Pour un Canada gagnant.Autre fait encourageant : le Conseil canadien des chefs d’entreprise a créé une table ronde sur l’enseignement supérieur et les entreprises où les dirigeants du secteur privé, des universités, des collèges et des écoles polytechniques pourront mettre en commun de l’information et établir des objectifs afin de collaborer à la prospérité future du Canada. Ce type de collaboration est prometteur.

Le gouvernement fédéral a également un rôle à jouer. Un récent sondage d’Universités Canada auprès des employeurs révèle que le fait d’accorder des incitatifs financiers permettrait aux partenaires du secteur privé, en particulier les petites et moyennes entreprises, d’accueillir davantage de stagiaires et d’étudiants des programmes coopératifs et de leur offrir des expériences de qualité.

Le Canada peut sans aucun doute devenir un chef de file mondial en matière d’apprentissage par l’expérience, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. Plus de dirigeants d’entreprise doivent trouver leur place dans l’équation et constater qu’ils peuvent ainsi accroître leur productivité et élargir leurs marchés. Le milieu de l’enseignement supérieur, le secteur privé et le gouvernement doivent s’engager sérieusement dans un dialogue et un plan d’action à long terme pour faire le pont entre les étudiants, notre économie et nos milieux de travail en évolution.

En y parvenant, nous offrirons des avantages à court comme à long terme à nos entreprises et fournirons au Canada la main-d’œuvre productive et innovatrice dont il a besoin pour se démarquer sur la scène internationale. Les étudiants qui se préparent à la rentrée universitaire en septembre veulent faire profiter les employeurs de leurs nouvelles connaissances, de leur énergie et de leurs compétences. Le secteur privé, les universités et le gouvernement doivent maintenant collaborer pour leur ouvrir les portes du marché du travail.

Opinion - 17 août 2015

Ce texte d’opinion a été publié dans le Hill Times le 17 août 2015

Lettre d’opinion d’Elizabeth Cannon, rectrice et vice-chancelière de la University of Calgaryelizabeth-cannon-2012-crop

Dans quelques semaines, près d’un million d’étudiants au premier cycle partiront vers les campus d’un peu partout au pays. Environ le quart d’entre eux vivront leur première rentrée universitaire, entamant un parcours qui changera leur vie. Les rencontres qu’ils feront, les cours qu’ils suivront et les projets qu’ils entreprendront à l’extérieur des cours façonneront leur avenir, et celui du Canada.

De quoi sera fait cet avenir? Qu’est-ce qui attend ces étudiants une fois diplômés?

Les étudiants d’aujourd’hui se préparent à un apprentissage qui durera toute leur vie. Ils intégreront un marché du travail en évolution rapide, où beaucoup des postes les plus en demande n’existaient même pas il y a 15 ans. Ils devront être adaptables pour composer avec de nouveaux défis, de nouvelles compétences et de nouvelles possibilités.

Le Canada doit former davantage de diplômés universitaires hautement qualifiés pour remédier aux pénuries à venir sur le marché du travail. Selon les projections du gouvernement canadien, plus de 5,8 millions de postes devront être pourvus entre 2013 et 2022. De ce nombre, plus de 65 pour cent exigeront une formation postsecondaire.

Les universités canadiennes prennent les moyens pour doter les diplômés de l’expérience, des compétences et de la souplesse nécessaires pour réussir sur le marché du travail en leur permettant entre autres d’acquérir une expérience pratique en recherche, souvent dès leur première année d’études.

Les employeurs d’aujourd’hui veulent plus que des diplômés. Ils cherchent des employés qui peuvent aborder des problèmes ouverts et collaborer créativement avec des gens de tous horizons. Un sondage réalisé par le Conseil canadien des chefs d’entreprise en 2013 a révélé que les capacités de résolution de problèmes, de communication, de leadership et d’analyse sont parmi les plus recherchées par les employeurs au moment de l’embauche.

On entend souvent parler du rôle des programmes d’enseignement coopératif, des stages et d’autres types d’apprentissage pratique dans l’acquisition de ce large éventail de compétences. Plus de la moitié des étudiants inscrits au premier cycle participent à une expérience d’apprentissage intégré au travail pendant leurs études. On entend cependant moins souvent parler des activités de recherche pratique qui font pourtant partie intégrante des activités d’apprentissage par l’expérience.

Les compétences en recherche peuvent et doivent être acquises très tôt. L’exploration de questions ouvertes, que ce soit dans un laboratoire ou une bibliothèque, nourrit la curiosité et la passion pour la résolution de problèmes et aide les étudiants à réussir sur le marché du travail.

L’expérience en recherche en début de parcours universitaire permet aux étudiants d’acquérir un capital de connaissances qui les distingue de leurs pairs. Elle leur permet également d’explorer un sujet qui les passionne et d’acquérir ainsi une perspective et un savoir qui les aideront dans leur choix de carrière.

Un sondage réalisé en 2012 auprès d’étudiants canadiens au baccalauréat a révélé que 58 pour cent d’entre eux sont exposés aux travaux de recherche de leurs professeurs. C’est un bon début, mais les universités veulent en faire davantage.

Des universités de partout au pays donnent le ton en aidant les étudiants au premier cycle à mettre la main à la pâte dans le cadre de travaux de recherche. Certains établissements tirent parti de leur profil d’excellence en recherche pour offrir à la prochaine génération de penseurs et de décideurs de meilleures occasions d’apprentissage.

À la University of Calgary, nous intégrons la recherche à l’expérience d’apprentissage au premier cycle. Loin de faire de nos étudiants de simples consommateurs de savoir, nous voulons qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour produire de nouvelles connaissances dès le début de leur formation.

L’Université offre plusieurs bourses et programmes de recherche destinés exclusivement aux étudiants au premier cycle. Le Program for Undergraduate Research Experience (PURE), par exemple, offre des bourses qui permettent à des étudiants de toutes les disciplines de mener un projet de recherche indépendant pendant l’été, et ce, dès leur première année. Le Markin Undergraduate Student Research Program (USRP) dans le domaine de la santé et du bien-être offre des bourses aux étudiants au premier cycle qui s’intéressent à la recherche en santé.

Les étudiants qui participent à ces programmes se penchent sur des problèmes concrets dès le début de leur parcours universitaire. Karen Leung, étudiante en sciences et boursière du programme Markin USRP, a examiné la démence d’un point de vue interculturel, interrogeant des patients atteints de la maladie d’Alzheimer issus de quatre communautés culturelles et linguistiques du Canada. Jason Motkoski, étudiant en génie, a fabriqué et mis à l’essai un nouvel outil laser pouvant être manipulé par un bras robotisé utilisé en chirurgie.

Encadrés et dirigés par leurs professeurs, des étudiants comme Karen et Jason constatent par eux-mêmes à quel point la recherche fait progresser le savoir et permet de résoudre des problèmes concrets.

L’expérience en recherche pratique devient de plus en plus importante pour préparer les étudiants à la nouvelle réalité économique et professionnelle.

Lorsque des investissements majeurs, comme le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada, viennent renforcer la capacité de recherche des établissements canadiens, nous devons prendre conscience de leur valeur pour les étudiants, qui peuvent ainsi être exposés à des projets de recherche de calibre mondial. Nous devons également continuer d’investir pour offrir des expériences en recherche dès la première année d’études.

Pour tirer pleinement profit de l’apprentissage par l’expérience, et en particulier des activités de recherche pratique, il faut que les universités, les gouvernements et le secteur privé reconnaissent la valeur de ces expériences, qui forment des diplômés capables d’explorer des problèmes, d’analyser l’information et de trouver des solutions. Nous ne savons pas exactement de quoi sera faite l’économie de demain, mais nous savons que les gens qui s’y distingueront sauront réfléchir de façon créative et résoudre des problèmes, deux aptitudes que la recherche permet d’acquérir.

Opinion - 10 août 2015

Ce texte d’opinion a été publié dans le Moncton Times and Transcript et le Telegraph Journal le 8 août, 2015

MountAllison_President_croppar Robert Campbell, recteur et vice-chancelier de la Mount Allison University

Près de 10 millions d’adultes canadiens lisent les journaux, et beaucoup d’entre eux commencent par les pages éditoriales et les lettres d’opinion. Pourquoi? Parce qu’il est dans la nature de l’être humain de s’informer ainsi que de prendre connaissance d’opinions différentes, de les analyser et d’en discuter.

Dans son ouvrage intitulé Sapiens: A Brief History of Humankind, Yuval Harari soutient que ce qui nous distingue des autres créatures n’est pas notre aptitude à parler ou à communiquer, mais plutôt notre capacité à discuter. Nous sommes des animaux sociaux. Discuter dans le but de résoudre des problèmes et de coopérer est essentiel à notre survie.

On observe pourtant un scepticisme croissant en ce qui concerne la valeur des études en sciences humaines qui permettent d’acquérir des compétences humaines pour discuter et coopérer avec efficacité. Nous avons bien tort de sous-estimer la valeur des études en sciences humaines.

J’ai récemment visité le Quai 21, à Halifax, transformé en musée de l’immigration canadienne. Le multiculturalisme a joué un rôle déterminant dans l’évolution de notre pays. En tant que Canadiens, en discutant et en collaborant les uns avec les autres, nous découvrons un éventail large et complexe de cultures, de langues et d’attitudes distinctes. Les sciences humaines nous aident à nous comprendre et à évoluer. L’étude de l’histoire et de la littérature, de la sociologie et de l’anthropologie ou encore de la philosophie et de la théologie nous aident collectivement à incarner notre identité et à cerner les défis complexes que nous devons relever ainsi que les possibilités qui s’offrent à nous.

L’étude des sciences humaines nous ouvre des perspectives qui nous aident à comprendre le monde. Comment pourrions-nous pleinement comprendre ce qui se passe aujourd’hui en Grèce, en Syrie, en Chine ou aux États-Unis sans une connaissance de base de l’histoire, de la culture et des attitudes de ces sociétés?

L’université que je dirige se trouve dans l’unique province officiellement bilingue du Canada. Une province qui, en outre, met de plus en plus en valeur son héritage autochtone et accueille un afflux d’immigrants venus du monde entier. La collectivité néo-brunswickoise est très diversifiée. Nos étudiants ont donc besoin d’un large éventail de connaissances et d’outils pour être en mesure de réussir dans le monde complexe d’aujourd’hui et d’en devenir des acteurs. Depuis une dizaine d’années, 10 de nos étudiants sont devenus boursiers Rhodes. Or, tous avaient en commun un solide parcours interdisciplinaire s’appuyant sur des bases en sciences humaines.

Comme beaucoup d’éducateurs et de dirigeants, je suis convaincu que les étudiants de toutes les disciplines doivent connaître les rudiments des sciences humaines. Qu’ils choisissent de devenir ingénieurs pour concevoir des autoroutes, urbanistes pour créer de nouvelles collectivités ou encore concepteurs d’outils pour les médias sociaux, tous nos diplômés doivent être en mesure de comprendre les gens et leurs motivations, le fonctionnement des diverses cultures, ainsi que la manière dont la société et l’économie peuvent coopérer et prospérer.

Les employeurs ne cessent d’affirmer qu’ils recherchent des candidats possédant des compétences en résolution de problèmes, en planification et en communication. Les employeurs souhaitent que les diplômés des universités puissent travailler en équipe et résoudre des problèmes complexes. Ils recherchent des candidats capables de faire part de leurs points de vue et leurs idées, d’en débattre ainsi que de collaborer efficacement à l’élaboration de stratégies et de solutions; des compétences acquises en sciences humaines.

Les données sur l’emploi le confirment : les diplômés en arts libéraux sont très recherchés. Par exemple, des 40 000 Canadiens actuellement titulaires d’un baccalauréat en histoire, 18 pour cent occupent des postes de gestion, tandis que 23 pour cent occupent avec brio des postes dans les domaines du commerce, des finances ou de l’administration. Les diplômés en histoire qui occupent un poste à temps plein gagnent en moyenne plus de 65 000 $ par année, soit autant que les diplômés en sciences biologiques et biomédicales.

Les universités canadiennes créent des programmes interdisciplinaires novateurs destinés à doter les étudiants des disciplines STGM (science, technologie, génie et mathématiques) d’acquérir des compétences en sciences humaines qui leur permettront de mettre leurs connaissances techniques au service de la résolution de problèmes sociaux complexes.

Je suis recteur, mais aussi chercheur, et mes travaux portent sur les systèmes postaux et de communications du monde entier. J’estime que mes réussites et mes réalisations à chacun de ces titres tiennent essentiellement à l’excellente formation en arts libéraux que j’ai suivie à la Trent University. C’est là où j’ai appris à réfléchir, à effectuer de la recherche, à communiquer ainsi qu’à comprendre les systèmes sociaux et économiques, les diverses cultures et le monde dans son ensemble.

Où trouve-t-on les diplômés en arts libéraux sur le marché du travail actuel? Partout, mais tout particulièrement parmi les dirigeants des sphères politique, économique et sociale. Comme l’a révélé une récente étude menée au Royaume-Uni, la majorité des dirigeants de la planète qui ont fait des études supérieures sont titulaires de diplômes en sciences humaines. Leurs compétences en matière de négociation, de résolution de problèmes et de collaboration ont contribué à leur réussite.

Les programmes de sciences humaines forment des diplômés prêts à s’adapter à notre monde en constante évolution, à y prendre part et à contribuer à sa gestion. Les défis sociaux, économiques, environnementaux et éthiques auxquels le monde fait face prennent racine dans la confrontation des identités, des cultures, de l’économie et de la politique. Pour que le Canada puisse se développer et prospérer de manière stable et équitable, il doit pouvoir compter, au sein des entreprises, des collectivités, du secteur technologique et du milieu politique, sur des dirigeants formés aux points de vue interdisciplinaires et issus des sciences humaines.

Selon un rapport du Conseil des académies canadiennes publié plus tôt cette année, pour renforcer l’innovation et la productivité, le Canada a besoin d’une main-d’œuvre forte non seulement de compétences en STGM, mais également de compétences acquises et employées dans le domaine des arts libéraux.

Il ne s’agit pas de privilégier un type de formation par rapport à un autre. Il s’agit simplement de former un plus grand nombre de diplômés possédant des compétences en STGM, mais également en sciences humaines.

Pour former les dirigeants efficaces et les citoyens éclairés essentiels à la réussite de la société canadienne, nous devons veiller à ce que de plus en plus d’étudiants reçoivent une formation en arts libéraux.

Communiqué - 6 août 2015

Les universités canadiennes préparent les étudiants à la réussite scolaire et à des carrières enrichissantes 

OTTAWA – Au cours des prochaines semaines, plus de un million d’étudiants au premier cycle arriveront sur les campus canadiens. Des méthodes d’apprentissage novatrices les prépareront à intégrer le marché du travail dès la fin de leurs études.

Universités Canada se fait un plaisir d’offrir aux médias des données utiles et des possibilités d’entrevue en lien avec la rentrée des classes. Découvrez comment les universités forment la prochaine génération d’entrepreneurs, participent au processus de réconciliation et préparent les étudiants à des carrières enrichissantes.

Voici quelques données d’intérêt :

  • Les étudiants sont aujourd’hui plus branchés que jamais sur le monde extérieur. Plus de la moitié des étudiants au premier cycle, toutes disciplines confondues, prendront part à au moins un stage, une expérience d’apprentissage par le service ou un programme coopératif pendant leurs études. (Source : Consortium canadien de recherche sur les étudiants universitaires, Graduating Student Survey, 2015)
  • Entre juin 2008 et juin 2015, environ deux fois plus de nouveaux emplois ont été créés (1 065 000) pour les diplômés des universités que pour ceux des collèges et des écoles de métiers réunis (620 000). (Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active)
  • Au cours de leur carrière, les diplômés des universités gagnent en moyenne 50 pour cent de plus que les travailleurs à temps plein ne possédant pas de diplôme universitaire. (Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages)
  • Quatre-vingt-dix-sept pour cent des universités canadiennes proposent aux étudiants la possibilité de vivre une expérience à l’étranger : cours théoriques, action communautaire, bénévolat et recherche. (Source : Enquête sur l’internationalisation d’Universités Canada)
  • Les universités canadiennes sont déterminées à améliorer l’accès et la réussite des étudiants des Premières Nations, métis et inuits aux études postsecondaires. Elles offrent des centaines de programmes spécialement conçus pour améliorer la réussite des étudiants autochtones, dont plus du tiers sont offerts hors campus. (Répertoire des programmes et services pour étudiants autochtones, Universités Canada, http://www.etudesuniversitaires.ca/etudiants-autochtones/).

D’autres faits et chiffres se trouvent sur www.univcan.ca/?p=37138

Possibilités d’entrevues :

Le président-directeur général d’Universités Canada, Paul Davidson, accordera des entrevues aux médias au sujet des possibilités offertes aux étudiants qui fréquenteront les universités cet automne et des expériences qu’ils s’apprêtent à vivre.

Pour obtenir une entrevue ou un complément d’information, veuillez communiquer avec :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
hmurphy@univcan.ca
613 563-1236, poste 238, ou 613 608-8749 (mobile)

Nadine Robitaille
Agente des communications
nrobitaille@univcan.ca
613 563-1236, poste 306

 

Communiqué - 28 juillet 2015

OTTAWA – La recherche universitaire canadienne d’excellence reçoit un appui considérable avec l’attribution de 350 millions de dollars pour des projets de recherche universitaires dans le cadre du premier concours du fonds d’excellence en recherche Apogée Canada. L’annonce initiale de 114 millions de dollars de financement pour le projet de médecine régénérative « Medicine by design » de la University of Toronto a été faite aujourd’hui par Ed Holder, ministre d’État (Sciences et Technologie). D’autres annonces sont attendues sous peu.

Le fonds Apogée Canada est l’investissement le plus important contenu dans le Plan d’action économique de 2014 du gouvernement fédéral.

Le fonds injectera 1,5 milliard de dollars sur sept ans dans des initiatives de recherche d’envergure internationale qui propulseront le Canada au rang de chef de file mondial pour l’excellence en recherche et l’innovation. Les projets financés ont été sélectionnés, parmi 40 propositions soumises dans le cadre de ce premier concours, au moyen d’un processus ouvert, concurrentiel et fondé sur l’évaluation par les pairs.

Les propositions soumises démontrent que les universités canadiennes sont prêtes à entreprendre de vastes partenariats de recherche dont l’excellence et la pertinence sont de portée mondiale. Le deuxième concours, qui accordera du financement allant jusqu’à 950 millions de dollars, a été lancé aujourd’hui et offrira à des équipes de recherche de premier plan la possibilité de concevoir des projets qui permettront de stimuler la découverte et l’innovation.

« Le fonds Apogée Canada est une nouvelle initiative qui permettra de renforcer la capacité et le leadership du Canada dans des domaines d’intérêt international, affirme Paul Davidson, président-directeur général d’Universités Canada. Les chercheurs canadiens sont parmi les meilleurs au monde. Le fonds assurera un leadership canadien en matière de recherche avant-gardiste, au profit des Canadiens et du monde entier. Nous nous réjouissons du fait que le prochain concours offrira aux meilleurs chercheurs canadiens de la nouvelle génération encore davantage de possibilités de faire partie de programmes et de réseaux de recherche de calibre mondial. »Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, Universités Canada représente les intérêts de 97 universités canadiennes publiques et privées à but non lucratif.

-30-

Renseignements :

Helen Murphy
Directrice adjointe, Communications
Universités Canada
hmurphy@univcan.ca
613 563-3961, poste 238
Cell. : 613 608-8749

Nadine Robitaille
Agente des communications
Universités Canada
nrobitaille@univcan.ca
613 563-3961, poste 306

Communiqué - 29 juin 2015

OTTAWA – Les universités canadiennes ont adopté un ensemble de principes décrivant leur engagement commun à améliorer les possibilités d’éducation offertes aux étudiants autochtones et à favoriser la réconciliation partout au Canada. Combler le fossé en matière d’éducation entre les étudiants autochtones et non autochtones est l’une des principales priorités à long terme d’Universités Canada. Au cours de la dernière année, le conseil d’administration de l’association et ses universités membres ont élaboré les 13 principes qui guideront les universités canadiennes dans leurs actions pour améliorer l’accès des étudiants autochtones à l’enseignement supérieur et leur réussite.

Afin d’atteindre cet objectif, les nouveaux Principes en matière d’éducation des Autochtones reconnaissent l’importance de continuer d’adapter les programmes universitaires et d’accroître le nombre d’Autochtones occupant des postes de direction dans le milieu universitaire. Il s’avère aussi essentiel de créer des ressources, des espaces et des méthodes qui favorisent le dialogue et un rapprochement interculturel entre étudiants autochtones et non autochtones. Les principes soulignent aussi la nécessité d’exposer les étudiants non autochtones à la réalité, à l’histoire, à la culture et aux croyances des peuples autochtones du Canada et de les amener à en faire la découverte.

Dans l’esprit du rapport de la Commission de vérité et de réconciliation du 2 juin, ces principes misent sur le rôle central que l’éducation postsecondaire doit jouer dans le processus de réconciliation.

La publication des principes coïncide avec la réunion du Conseil des ministres de l’Éducation, Canada, qui a lieu aujourd’hui à Yellowknife. La réunion comprend un sommet sur les éducatrices et les éducateurs autochtones qui a pour but d’améliorer les résultats en matière d’éducation des Autochtones partout au Canada.

« Les principes publiés aujourd’hui reconnaissent les besoins propres aux collectivités autochtones de partout au Canada et leurs objectifs d’autonomie et d’autodétermination, déclare David Barnard, président du conseil d’administration d’Universités Canada et recteur de la University of Manitoba. En nous intéressant aux Premières Nations, aux Métis et aux autres peuples autochtones sur nos campus, nous provoquerons un changement réel et durable dans nos établissements et dans la société canadienne. »

Au sujet des nouveaux principes, le président-directeur général d’Universités Canada, Paul Davidson, a fait remarquer que l’éducation peut transformer l’avenir des individus, de leur famille et de leur collectivité. « Nous sommes heureux de présenter ces principes à quelques jours de la fête du Canada. En plus de nous permettre de célébrer, cette journée constitue une occasion de réfléchir à ce que nous sommes en tant que nation et à ce que nous voulons devenir dans la foulée de cette importante réconciliation. »

Les universités canadiennes offrent actuellement plus de 300 ressources et programmes spécialement conçus pour les étudiants autochtones, y compris des cours, des programmes de sensibilisation et de l’aide financière, ainsi que des programmes et des espaces physiques pouvant accueillir les étudiants autochtones à la recherche de conseils, de soutien et d’un lien avec leur culture.

Lire le document « Principes en matière d’éducation des Autochtones » d’Universités Canada.

À propos d’Universités Canada

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, Universités Canada représente les intérêts de 97 universités canadiennes publiques et privées à but non lucratif.

– 30 –

Personne-ressource

Nadine Robitaille
Agente des communications
Universités Canada
nrobitaille@univcan.ca
Téléphone : 613 563-3961, poste 306

Document d'information - 29 juin 2015

Universités Canada représente 97 universités qui accueillent plus d’un million d’étudiants chaque année. Les étudiants autochtones y sont sous-représentés, et les universités, reconnaissant l’urgence de la situation, sont déterminées à prendre des mesures pour combler le fossé en matière d’éducation afin de renforcer les collectivités autochtones, de permettre aux peuples autochtones de continuer à s’accomplir, de favoriser une citoyenneté canadienne avisée et de contribuer à la croissance économique à long terme et à l’inclusion sociale au Canada.

Les raisons de combler ce fossé sont nombreuses. La formation universitaire est une expérience de transformation qui permet d’accroître ses connaissances, d’aiguiser son sens critique, d’inspirer de nouvelles idées et de stimuler la créativité et l’innovation. Combler le fossé en matière d’éducation profitera non seulement aux diplômés autochtones, mais aussi à leurs collectivités et au Canada entier.

Au-delà de ces impératifs sociaux et culturels, l’économie du Canada en profitera assurément. Le Canada devra produire un plus grand nombre de diplômés universitaires pour répondre aux besoins du marché de l’emploi. Les Autochtones peuvent contribuer à répondre à cette demande. Ils composent en effet le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays, mais seulement 9,8 pour cent d’entre eux sont titulaires d’un diplôme universitaire, par rapport à 26,5 pour cent chez les non-Autochtones. Les universités canadiennes reconnaissent qu’améliorer l’accès des Premières nations, des Inuits et des Métis aux études universitaires entraînera d’énormes possibilités pour les Autochtones et pour le pays. Au Canada, un Autochtone titulaire d’un diplôme universitaire peut gagner un revenu supérieur de 60 pour cent à celui de ses homologues titulaires d’un diplôme d’études secondaires, sans compter qu’il participe plus longuement et plus activement au marché du travail.

Alors qu’ils continuent de mener des activités de promotion d’intérêts pour que les étudiants autochtones reçoivent un financement accru, Universités Canada et ses membres s’engagent à communiquer et à collaborer régulièrement avec les collectivités autochtones. L’éducation postsecondaire a le potentiel de favoriser la réconciliation et de renouveler les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada. Les universités profitent également de la présence d’étudiants autochtones et de leurs cultures, ce qui favorise l’ouverture et diversifie les sources de découverte et de savoir sur les campus. Le respect mutuel des différentes formes de savoir des Autochtones et la reconnaissance de leur apport intellectuel sont essentiels à l’instauration d’un climat de confiance, de compréhension et de partage. La coexistence de la science occidentale et des savoirs autochtones sur les campus a le pouvoir d’ouvrir un dialogue entre les cultures et d’améliorer nos connaissances communes.

Afin de faire progresser les possibilités offertes aux étudiants autochtones, les dirigeants des universités canadiennes s’engagent à respecter les principes suivants, qui ont été conçus en étroite collaboration avec les collectivités autochtones. Les principes reconnaissent les besoins propres aux collectivités autochtones du Canada et leurs objectifs d’autonomie et d’autodétermination, ainsi que les différences entre les provinces et les territoires, la mission des universités et l’autorité des organes de gouvernance des universités dans la prise de décisions relatives aux études.

 Principes

  1. Assurer l’engagement des établissements, à tous les échelons, à ouvrir des perspectives d’avenir pour les étudiants autochtones.
  2. Adopter une démarche axée sur l’étudiant : mettre l’accent sur les apprenants, les résultats et la capacité d’apprentissage, tout en créant des possibilités qui favorisent la réussite des étudiants.
  3. Reconnaître l’importance d’offrir une formation respectueuse des cultures autochtones et inclusive, grâce à des programmes d’études, des programmes de soutien, des séances d’orientation et des méthodes pédagogiques adaptés aux cultures.
  4. Reconnaître l’importance du leadership en matière d’éducation des Autochtones par la représentation au niveau de la gouvernance et parmi le corps professoral et le personnel professionnel et administratif.
  5. Continuer à créer des milieux d’apprentissage accueillants et respectueux sur les campus grâce à des programmes d’études, des services, des mécanismes de soutien et des espaces consacrés aux étudiants autochtones.
  6. Continuer d’offrir des ressources, des espaces et des méthodes qui favorisent le dialogue entre étudiants autochtones et étudiants non autochtones.
  7. Continuer de favoriser l’accessibilité des milieux d’apprentissage hors campus.
  8. Reconnaître l’importance de promouvoir des partenariats entre le milieu de l’éducation et les collectivités autochtones locales, et maintenir un processus de collaboration et de consultation concernant les besoins propres aux étudiants autochtones.
  9. Tirer parti des expériences fructueuses et des initiatives déjà en place au sein des universités à l’échelle du pays afin de mettre en commun des pratiques prometteuses et d’en tirer des leçons, tout en reconnaissant les différences entre la mission des provinces et territoires et celle des établissements.
  10. Reconnaître l’importance de la communication au sein d’un établissement, et informer les étudiants autochtones actuels et potentiels de l’éventail de services, de programmes et de mesures de soutien qui leur sont offerts sur le campus.
  11. Reconnaître l’importance pour les étudiants non autochtones d’acquérir des connaissances sur la réalité, l’histoire, les cultures et les croyances des Autochtones du Canada et d’y être exposés.
  12. Reconnaître l’importance de favoriser l’engagement interculturel entre les étudiants, les professeurs et le personnel, autochtones et non autochtones.
  13. Reconnaître le rôle que jouent les établissements dans la création d’un environnement de soutien qui permet d’offrir aux jeunes Autochtones une expérience réussie et de haute qualité au primaire et au secondaire.

Tout en reconnaissant le rôle des autres parties intéressées (gouvernements, entreprises, organisations autochtones), les dirigeants des universités s’engagent à prendre les mesures suivantes pour mettre en œuvre les présents principes :

  • Promouvoir l’importance (au sein des établissements) de faciliter l’accès aux études et la réussite des étudiants autochtones.
  • Sensibiliser les intervenants et les partenaires gouvernementaux à ces engagements et à l’importance d’investir dans des initiatives durables qui favorisent les possibilités en matière d’enseignement supérieur pour les jeunes Autochtones.
  • Sensibiliser le grand public à l’expérience positive des étudiants autochtones dans les universités et à leur apport à la société canadienne.
  • Conclure des partenariats avec le secteur privé afin d’améliorer les perspectives de carrière pour les Autochtones.
  • Continuer à communiquer et à collaborer avec les collectivités autochtones.
Opinion - 29 juin 2015

Par Tim McTiernan
Recteur et vice-chancelier du University of Ontario Institute of Technology (UOIT) et membre du conseil d’administration d’Universités Canada

Cet article d’opinion a été publié dans le Globe and Mail le lundi 29 juin 2015.

Pour la plupart d’entre nous, la fête du Canada est synonyme de congé, de gâteau rouge et blanc ainsi que de feux d’artifice au crépuscule. Comme tout anniversaire, celui du Canada peut tourner à une autocélébration qui ne tient pas compte de l’ère dans laquelle nous sommes entrés. Dans l’esprit des récentes recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation, la fête du Canada doit cette année être l’occasion de réfléchir à l’intégration de tous au sein de la fédération canadienne, vieille de 148 ans, et à ce que notre pays souhaite devenir grâce à la réconciliation.

Les recommandations de la Commission donnent amplement matière à réflexion. La Commission appelle au renouvellement de la relation entre les Premières nations et les collectivités non autochtones où les universités ont un rôle clé à jouer. La Commission appelle d’ailleurs les établissements d’éducation à collaborer avec les collectivités autochtones et à devenir les chefs de file de la réconciliation.

Les universités sont sensibles à cet appel et elles sont prêtes à faire plus que jamais.

Organisation nationale représentant 97 universités réparties dans l’ensemble du pays, Universités Canada dévoilera cette semaine ses nouveaux principes en matière d’éducation des Autochtones. Ces principes élaborés par les dirigeants universitaires au cours de l’année reflètent la détermination commune des universités canadiennes à accroître les possibilités offertes aux Autochtones en matière d’éducation (de la maternelle aux cycles supérieurs), ainsi que pour la réconciliation à l’échelle du Canada.

L’enseignement supérieur peut grandement contribuer au renouvellement de la relation entre Autochtones et non-Autochtones au Canada. La cohabitation des savoirs occidentaux et autochtones sur les campus est de nature à susciter le dialogue interculturel, à améliorer la compréhension mutuelle et à faire bouger les choses.

Il est impératif d’agir, pour des raisons morales, sociales et économiques.

La population autochtone du Canada s’accroît six fois plus rapidement que sa population non autochtone. Notre pays compte 560 000 jeunes Autochtones. Imaginez le potentiel que cela représente! Cependant, seuls 10 pour cent des Autochtones du Canada possèdent un diplôme universitaire, comparativement à 26,5 pour cent pour l’ensemble la population canadienne. C’est presque trois fois moins. Le potentiel ne peut être exploité en l’absence de possibilités et de soutien.

Les lacunes du Canada en matière d’éducation des Autochtones privent beaucoup trop d’entre eux de la qualité de vie à laquelle la plupart d’entre nous avons droit aujourd’hui. L’éducation a le pouvoir de transformer des vies, de soutenir les cultures et de renforcer les collectivités.

Les universités sont déterminées à agir pour combler les lacunes actuelles en matière d’éducation des Autochtones. Parmi les 13 principes qui seront dévoilés cette semaine figure l’engagement des établissements de tous niveaux à multiplier les possibilités offertes aux élèves et aux étudiants Autochtones, sur tous les plans : partenariats communautaires, aide financière, soutien pédagogique et mentorat, parmi autres.

Ces principes reconnaissent l’importance d’adapter les programmes d’études et d’accroître le nombre d’Autochtones titulaires de postes de direction à tous les échelons du milieu universitaire.

Plus que le soutien individuel, les principes affirment la nécessité d’adapter une démarche globale, d’ouvrir le dialogue et d’interagir de manière significative. Ils reconnaissent l’importance de mettre les étudiants non autochtones en contact avec les réalités, l’histoire, la culture et les croyances des peuples autochtones du Canada afin de les amener à mieux les connaître. Ils soulignent enfin la nécessité de renforcer les échanges interculturels entre les étudiants, les professeurs et les membres du personnel autochtones et non autochtones.

Une dynamique en ce sens est déjà engagée. Beaucoup des principes s’appuient sur les efforts déjà en cours.

Il existe actuellement au sein des universités canadiennes plus de 350 programmes destinés à favoriser l’accès des Autochtones aux études universitaires, et leur réussite, et de nouvelles initiatives se profilent à l’horizon.

La plupart des universités canadiennes entretiennent des partenariats avec les collectivités autochtones locales. En plus de proposer un soutien sur leurs campus, beaucoup d’établissements ont mis en place des programmes d’action communautaire efficaces, offrant un soutien éducatif et des possibilités de mentorat dès l’élémentaire.

Près de trois universités sur cinq offrent des conseils personnalisés visant à répondre aux besoins particuliers des étudiants autochtones.Par exemple, le Baagwating Indigenous Centre du University of Ontario Institute of Technology (UOIT) offre un soutien assuré par des conseillers et des aînés sur campus et hors campus.Je cite Angela Nagy, étudiante algonquine en criminologie : « En tant que membre des Premières nations, ce centre de ressources est pour moi un symbole, la preuve que je suis appréciée et célébrée ici à la UOIT et que ma culture n’est pas oubliée. C’est très important pour moi. »

Nous devons écouter les jeunes comme Angela.

J’ai pu constater l’incroyable potentiel des jeunes Autochtones non seulement ici au UOIT, mais également lorsque j’ai vécu et travaillé dans le nord de l’Ontario, au Yukon et en Colombie-Britannique comme haut fonctionnaire responsable des politiques d’éducation.Après six années d’audiences et au terme des événements de juin qui ont marqué la clôture des travaux de la Commission de vérité et réconciliation, j’adopte, comme beaucoup de Canadiens, une nouvelle vision du pouvoir de la réconciliation. J’entrevois l’avenir avec optimisme.

Les universités canadiennes deviendront les chefs de file que la Commission les appelle à être.À l’heure où nous réfléchissions aux multiples dimensions du sens réel de la fête du Canada, les dirigeants universitaires doivent agir pour renouveler la relation entre Autochtones et non-Autochtones, par l’éducation, le dialogue et l’action collective.À l’approche du 150e anniversaire du Canada en 2017, il est temps de s’engager sur la bonne voie.

Communiqué - 26 juin 2015

Les dirigeants universitaires renforcent la collaboration canado-brésilienne

OTTAWA – Les universités ont jeté les bases d’une collaboration bilatérale accrue lors de la mission de 13 jours de 19 dirigeants universitaires brésiliens au Canada.

Du 14 au 26 juin, les recteurs brésiliens ont rencontré 45 représentants universitaires canadiens pour discuter de diverses possibilités de collaboration en matière d’enseignement supérieur. Ils ont entre autres abordé les partenariats universités-industrie, l’environnement, la citoyenneté et la démocratie, et l’éducation des Autochtones. La délégation de l’Association des universités municipales et étatiques du Brésil (ABRUEM) rentre au Brésil aujourd’hui après s’être rendue à Montréal, à Ottawa, dans la région du Grand Toronto, à Vancouver, à Whistler et à Calgary.

Lors d’une rencontre qui se tenait à Rideau Hall le 17 juin dernier, Universités Canada et l’ABRUEM ont signé une entente officielle de cinq ans qui les engage à accroître la collaboration dans les domaines de la mobilité étudiante, de la collaboration en matière de recherche, des partenariats universitaires et de l’internationalisation. La visite a notamment proposé une table ronde sur les partenariats universités-industrie, coprésidée par la Chambre de commerce Brésil-Canada et tenue à la Ryerson University, ainsi que des tables rondes régionales en compagnie de hauts dirigeants universitaires de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. La délégation a aussi participé à la conférence annuelle du conseil sur l’éducation internationale de la Colombie-Britannique.

« Je suis extrêmement fier des progrès accomplis dans le cadre de la visite de ABRUEM au Canada, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général d’Universités Canada. Le Canada et le Brésil ont déjà des liens étroits en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation. Cette mission de prestige a permis de renforcer les partenariats entre établissements et d’établir de nouvelles relations prometteuses. Ses répercussions se feront sentir sur nos campus et sur ceux de nos partenaires brésiliens pendant des années. »

La mission des recteurs brésiliens a été organisée en étroite collaboration avec Universités Canada et l’ambassade du Brésil au Canada. Il s’agit de la première visite officielle des Brésiliens au Canada depuis la mission des recteurs canadiens au Brésil en avril 2012, qui était coordonnée par Universités Canada et dirigée par Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.

Cette initiative a été rendue possible grâce au généreux financement consenti dans le cadre du programme Opportunités mondiales pour les associations du gouvernement du Canada.

À propos d’Universités Canada

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, Universités Canada représente les intérêts de 97 universités canadiens publics et privés à but non lucratif.

-30-

Personne-ressource :

Brenna Baggs
Agente des communications
bbaggs@univcan.ca
613 563-3961 poste 255

Opinion - 17 juin 2015

par Brian Stevenson
Recteur et vice-chancelier, Lakehead University

Cet article d’opinion a été publié dans Embassy magazine le 17 juin 2015.

Cette semaine, 19 recteurs et dirigeants universitaires brésiliens ont entrepris une visite au Canada qui les mènera un peu partout au pays et leur permettra de tisser des liens, d’envisager des partenariats axés sur la mobilité étudiante et, surtout, de s’inspirer de la réputation d’excellence du Canada en matière d’enseignement supérieur.

Du 14 au 26 juin, ils découvriront notre infrastructure de recherche, nos solides partenariats avec l’industrie, ainsi que nos campus diversifiés et novateurs. Le Canada a de nombreuses raisons d’être fier, mais il y a aussi beaucoup à apprendre du Brésil.

Première puissance économique et politique d’Amérique latine, le Brésil présente un intérêt prioritaire pour le Canada, dont il est l’un des plus importants partenaires en matière d’enseignement supérieur. Cette visite fait suite à la mission des recteurs canadiens au Brésil d’avril 2012, coordonnée par Universités Canada et dirigée par Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.

Le Brésil est conscient que l’éducation internationale est la voie vers prospérité et la compétitivité du pays et des étudiants. Le gouvernement brésilien a fortement investi dans de grandes initiatives au profit de la mobilité étudiante, axées en particulier sur les sciences, les technologies et le génie.

En 2011, il a lancé Science sans frontières, un ambitieux programme de mobilité étudiante destiné à permettre à plus de 100 000 étudiants brésiliens d’étudier à l’étranger et d’y poursuivre des travaux de recherche. Soixante-trois universités canadiennes sont aujourd’hui partenaires de ce programme, offrant ainsi à plus de 7 000 étudiants brésiliens la possibilité de nouer des amitiés, de tisser des liens et de faire rayonner la culture de leur pays.

Quand le Brésil l’a invitée à devenir partenaire de Science sans frontières, la Lakehead University s’est empressée d’accepter. Depuis trois ans, 262 participants à ce programme ont eu la chance d’étudier sur son campus de Thunder Bay. Pourtant, avant le lancement du programme, l’Université ne comptait qu’une poignée d’étudiants brésiliens aux cycles supérieurs et n’entretenait aucun lien officiel avec le Brésil.

Les choses ont bien changé : en 2014, les étudiants du programme Science sans frontières représentaient 31 pour cent des étudiants étrangers.

Compte tenu de la situation géographique de la Lakehead University, il n’est pas toujours facile de convaincre les étudiants habitués à des climats chauds de venir braver l’hiver canadien à Thunder Bay. Pourtant, l’Université compte désormais parmi les établissements canadiens qui accueillent le plus grand nombre d’étudiants dans le cadre du programme Science sans frontières. Et ces étudiants s’y sentent bien. La taille réduite de nos classes les aide à se faire des amis et à interagir avec les professeurs. Ils s’adonnent même aux sports d’hiver.

La présence de ces étudiants a transformé notre établissement et renforcé notre aptitude à accueillir les étudiants étrangers. Elle a d’ailleurs des répercussions sur l’ensemble de Thunder Bay; elle contribue à la diversité de la collectivité et incite les entreprises locales à recruter des étudiants étrangers comme stagiaires. Même si l’Université commence à peine à mesurer l’incidence de l’accueil d’étudiants brésiliens, je suis certain que leur séjour aura des répercussions sur leurs vies et leurs carrières tout en les conduisant à tisser des liens durables avec le Canada.

Il importe toutefois que les étudiants canadiens puissent également étudier à l’étranger. Les séjours d’études et de travail dans un autre pays contribuent à faire d’eux des citoyens du monde et renforcent leurs compétences interculturelles.

Le gouvernement brésilien investit dans la mobilité de la jeunesse pour garantir la prospérité du pays. Les jeunes sont curieux. Ils ont l’esprit d’aventure et souhaitent découvrir le monde. La mobilité étudiante contribue à l’établissement de liens internationaux par l’entremise de la diplomatie du savoir.

C’est très stimulant de voir le Canada et le Brésil consolider et élargir leur relation dans le cadre de la visite de cette semaine comme par la suite. La visite de la délégation brésilienne chez nous témoigne de la force de nos universités; nous devons en être conscients.

Ce matin, le président-directeur général d’Universités Canada et la présidente de l’Association des recteurs d’universités municipales et étatiques du Brésil (ABRUEM) ont pris part à une table ronde à Rideau Hall. Ils ont de plus signé un protocole d’entente qui prévoit le renforcement de la relation canado-brésilienne. Au cours des cinq prochaines années, les universités des deux pays s’emploieront à accroître la mobilité étudiante et leur collaboration en matière de recherche, ainsi qu’à discuter des moyens d’apprendre davantage les unes des autres.

Le protocole d’entente est plus que porteur d’espoir. Les retombées de la participation de la Lakehead University au programme Science sans frontières m’ont porté à m’interroger : Pourquoi le Canada n’investirait-il pas dans un programme de mobilité internationale visionnaire au profit des jeunes Canadiens?

Lorsque le regretté Jim Flaherty était ministre des Finances, il a mis sur pied un groupe de travail sur l’éducation internationale, formé de dirigeants d’universités et d’entreprises canadiennes. Ce groupe de travail avait recommandé la création d’un programme qui permettrait chaque année à 50 000 étudiants de se rendre étudier à l’étranger. Ce programme n’existe pas encore, mais ne serait-ce pas formidable qu’il voie le jour en 2017 à l’occasion du 150e anniversaire du Canada?

Les étudiants étrangers sont les ambassadeurs de leur pays. Ils contribuent à l’établissement et au renforcement de liens commerciaux et diplomatiques entre les États. Un engagement ferme au profit de la mobilité étudiante internationale à l’occasion du 150e anniversaire du Canada engendrerait des retombées bénéfiques pour les Canadiens des générations à venir.


( Total - 287 )