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Communiqué - 29 juin 2015

OTTAWA – Les universités canadiennes ont adopté un ensemble de principes décrivant leur engagement commun à améliorer les possibilités d’éducation offertes aux étudiants autochtones et à favoriser la réconciliation partout au Canada. Combler le fossé en matière d’éducation entre les étudiants autochtones et non autochtones est l’une des principales priorités à long terme d’Universités Canada. Au cours de la dernière année, le conseil d’administration de l’association et ses universités membres ont élaboré les 13 principes qui guideront les universités canadiennes dans leurs actions pour améliorer l’accès des étudiants autochtones à l’enseignement supérieur et leur réussite.

Afin d’atteindre cet objectif, les nouveaux Principes en matière d’éducation des Autochtones reconnaissent l’importance de continuer d’adapter les programmes universitaires et d’accroître le nombre d’Autochtones occupant des postes de direction dans le milieu universitaire. Il s’avère aussi essentiel de créer des ressources, des espaces et des méthodes qui favorisent le dialogue et un rapprochement interculturel entre étudiants autochtones et non autochtones. Les principes soulignent aussi la nécessité d’exposer les étudiants non autochtones à la réalité, à l’histoire, à la culture et aux croyances des peuples autochtones du Canada et de les amener à en faire la découverte.

Dans l’esprit du rapport de la Commission de vérité et de réconciliation du 2 juin, ces principes misent sur le rôle central que l’éducation postsecondaire doit jouer dans le processus de réconciliation.

La publication des principes coïncide avec la réunion du Conseil des ministres de l’Éducation, Canada, qui a lieu aujourd’hui à Yellowknife. La réunion comprend un sommet sur les éducatrices et les éducateurs autochtones qui a pour but d’améliorer les résultats en matière d’éducation des Autochtones partout au Canada.

« Les principes publiés aujourd’hui reconnaissent les besoins propres aux collectivités autochtones de partout au Canada et leurs objectifs d’autonomie et d’autodétermination, déclare David Barnard, président du conseil d’administration d’Universités Canada et recteur de la University of Manitoba. En nous intéressant aux Premières Nations, aux Métis et aux autres peuples autochtones sur nos campus, nous provoquerons un changement réel et durable dans nos établissements et dans la société canadienne. »

Au sujet des nouveaux principes, le président-directeur général d’Universités Canada, Paul Davidson, a fait remarquer que l’éducation peut transformer l’avenir des individus, de leur famille et de leur collectivité. « Nous sommes heureux de présenter ces principes à quelques jours de la fête du Canada. En plus de nous permettre de célébrer, cette journée constitue une occasion de réfléchir à ce que nous sommes en tant que nation et à ce que nous voulons devenir dans la foulée de cette importante réconciliation. »

Les universités canadiennes offrent actuellement 350 ressources et programmes spécialement conçus pour les étudiants autochtones, y compris des cours, des programmes de sensibilisation et de l’aide financière, ainsi que des programmes et des espaces physiques pouvant accueillir les étudiants autochtones à la recherche de conseils, de soutien et d’un lien avec leur culture.

Lire le document « Principes en matière d’éducation des Autochtones » d’Universités Canada.

À propos d’Universités Canada

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, Universités Canada représente les intérêts de 97 universités canadiennes publiques et privées à but non lucratif.

– 30 –

Personne-ressource

Nadine Robitaille
Agente des communications
Universités Canada
nrobitaille@univcan.ca
Téléphone : 613 563-3961, poste 306

Document d'information - 29 juin 2015

Universités Canada représente 97 universités qui accueillent plus d’un million d’étudiants chaque année. Les étudiants autochtones y sont sous-représentés, et les universités, reconnaissant l’urgence de la situation, sont déterminées à prendre des mesures pour combler le fossé en matière d’éducation afin de renforcer les collectivités autochtones, de permettre aux peuples autochtones de continuer à s’accomplir, de favoriser une citoyenneté canadienne avisée et de contribuer à la croissance économique à long terme et à l’inclusion sociale au Canada.

Les raisons de combler ce fossé sont nombreuses. La formation universitaire est une expérience de transformation qui permet d’accroître ses connaissances, d’aiguiser son sens critique, d’inspirer de nouvelles idées et de stimuler la créativité et l’innovation. Combler le fossé en matière d’éducation profitera non seulement aux diplômés autochtones, mais aussi à leurs collectivités et au Canada entier.

Au-delà de ces impératifs sociaux et culturels, l’économie du Canada en profitera assurément. Le Canada devra produire un plus grand nombre de diplômés universitaires pour répondre aux besoins du marché de l’emploi. Les Autochtones peuvent contribuer à répondre à cette demande. Ils composent en effet le segment de la population qui connaît la croissance la plus rapide au pays, mais seulement 9,8 pour cent d’entre eux sont titulaires d’un diplôme universitaire, par rapport à 28 pour cent chez les non-Autochtones. Les universités canadiennes reconnaissent qu’améliorer l’accès des Premières nations, des Inuits et des Métis aux études universitaires entraînera d’énormes possibilités pour les Autochtones et pour le pays. Au Canada, un Autochtone titulaire d’un diplôme universitaire peut gagner un revenu supérieur de 60 pour cent à celui de ses homologues titulaires d’un diplôme d’études secondaires, sans compter qu’il participe plus longuement et plus activement au marché du travail.

Alors qu’ils continuent de mener des activités de promotion d’intérêts pour que les étudiants autochtones reçoivent un financement accru, Universités Canada et ses membres s’engagent à communiquer et à collaborer régulièrement avec les collectivités autochtones. L’éducation postsecondaire a le potentiel de favoriser la réconciliation et de renouveler les relations entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada. Les universités profitent également de la présence d’étudiants autochtones et de leurs cultures, ce qui favorise l’ouverture et diversifie les sources de découverte et de savoir sur les campus. Le respect mutuel des différentes formes de savoir des Autochtones et la reconnaissance de leur apport intellectuel sont essentiels à l’instauration d’un climat de confiance, de compréhension et de partage. La coexistence de la science occidentale et des savoirs autochtones sur les campus a le pouvoir d’ouvrir un dialogue entre les cultures et d’améliorer nos connaissances communes.

Afin de faire progresser les possibilités offertes aux étudiants autochtones, les dirigeants des universités canadiennes s’engagent à respecter les principes suivants, qui ont été conçus en étroite collaboration avec les collectivités autochtones. Les principes reconnaissent les besoins propres aux collectivités autochtones du Canada et leurs objectifs d’autonomie et d’autodétermination, ainsi que les différences entre les provinces et les territoires, la mission des universités et l’autorité des organes de gouvernance des universités dans la prise de décisions relatives aux études.

 Principes

  1. Assurer l’engagement des établissements, à tous les échelons, à ouvrir des perspectives d’avenir pour les étudiants autochtones.
  2. Adopter une démarche axée sur l’étudiant : mettre l’accent sur les apprenants, les résultats et la capacité d’apprentissage, tout en créant des possibilités qui favorisent la réussite des étudiants.
  3. Reconnaître l’importance d’offrir une formation respectueuse des cultures autochtones et inclusive, grâce à des programmes d’études, des programmes de soutien, des séances d’orientation et des méthodes pédagogiques adaptés aux cultures.
  4. Reconnaître l’importance du leadership en matière d’éducation des Autochtones par la représentation au niveau de la gouvernance et parmi le corps professoral et le personnel professionnel et administratif.
  5. Continuer à créer des milieux d’apprentissage accueillants et respectueux sur les campus grâce à des programmes d’études, des services, des mécanismes de soutien et des espaces consacrés aux étudiants autochtones.
  6. Continuer d’offrir des ressources, des espaces et des méthodes qui favorisent le dialogue entre étudiants autochtones et étudiants non autochtones.
  7. Continuer de favoriser l’accessibilité des milieux d’apprentissage hors campus.
  8. Reconnaître l’importance de promouvoir des partenariats entre le milieu de l’éducation et les collectivités autochtones locales, et maintenir un processus de collaboration et de consultation concernant les besoins propres aux étudiants autochtones.
  9. Tirer parti des expériences fructueuses et des initiatives déjà en place au sein des universités à l’échelle du pays afin de mettre en commun des pratiques prometteuses et d’en tirer des leçons, tout en reconnaissant les différences entre la mission des provinces et territoires et celle des établissements.
  10. Reconnaître l’importance de la communication au sein d’un établissement, et informer les étudiants autochtones actuels et potentiels de l’éventail de services, de programmes et de mesures de soutien qui leur sont offerts sur le campus.
  11. Reconnaître l’importance pour les étudiants non autochtones d’acquérir des connaissances sur la réalité, l’histoire, les cultures et les croyances des Autochtones du Canada et d’y être exposés.
  12. Reconnaître l’importance de favoriser l’engagement interculturel entre les étudiants, les professeurs et le personnel, autochtones et non autochtones.
  13. Reconnaître le rôle que jouent les établissements dans la création d’un environnement de soutien qui permet d’offrir aux jeunes Autochtones une expérience réussie et de haute qualité au primaire et au secondaire.

Tout en reconnaissant le rôle des autres parties intéressées (gouvernements, entreprises, organisations autochtones), les dirigeants des universités s’engagent à prendre les mesures suivantes pour mettre en œuvre les présents principes :

  • Promouvoir l’importance (au sein des établissements) de faciliter l’accès aux études et la réussite des étudiants autochtones.
  • Sensibiliser les intervenants et les partenaires gouvernementaux à ces engagements et à l’importance d’investir dans des initiatives durables qui favorisent les possibilités en matière d’enseignement supérieur pour les jeunes Autochtones.
  • Sensibiliser le grand public à l’expérience positive des étudiants autochtones dans les universités et à leur apport à la société canadienne.
  • Conclure des partenariats avec le secteur privé afin d’améliorer les perspectives de carrière pour les Autochtones.
  • Continuer à communiquer et à collaborer avec les collectivités autochtones.
Opinion - 29 juin 2015

Par Tim McTiernan
Recteur et vice-chancelier du University of Ontario Institute of Technology (UOIT) et membre du conseil d’administration d’Universités Canada

Cet article d’opinion a été publié dans le Globe and Mail le lundi 29 juin 2015.

Pour la plupart d’entre nous, la fête du Canada est synonyme de congé, de gâteau rouge et blanc ainsi que de feux d’artifice au crépuscule. Comme tout anniversaire, celui du Canada peut tourner à une autocélébration qui ne tient pas compte de l’ère dans laquelle nous sommes entrés. Dans l’esprit des récentes recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation, la fête du Canada doit cette année être l’occasion de réfléchir à l’intégration de tous au sein de la fédération canadienne, vieille de 148 ans, et à ce que notre pays souhaite devenir grâce à la réconciliation.

Les recommandations de la Commission donnent amplement matière à réflexion. La Commission appelle au renouvellement de la relation entre les Premières nations et les collectivités non autochtones où les universités ont un rôle clé à jouer. La Commission appelle d’ailleurs les établissements d’éducation à collaborer avec les collectivités autochtones et à devenir les chefs de file de la réconciliation.

Les universités sont sensibles à cet appel et elles sont prêtes à faire plus que jamais.

Organisation nationale représentant 97 universités réparties dans l’ensemble du pays, Universités Canada dévoilera cette semaine ses nouveaux principes en matière d’éducation des Autochtones. Ces principes élaborés par les dirigeants universitaires au cours de l’année reflètent la détermination commune des universités canadiennes à accroître les possibilités offertes aux Autochtones en matière d’éducation (de la maternelle aux cycles supérieurs), ainsi que pour la réconciliation à l’échelle du Canada.

L’enseignement supérieur peut grandement contribuer au renouvellement de la relation entre Autochtones et non-Autochtones au Canada. La cohabitation des savoirs occidentaux et autochtones sur les campus est de nature à susciter le dialogue interculturel, à améliorer la compréhension mutuelle et à faire bouger les choses.

Il est impératif d’agir, pour des raisons morales, sociales et économiques.

La population autochtone du Canada s’accroît six fois plus rapidement que sa population non autochtone. Notre pays compte 560 000 jeunes Autochtones. Imaginez le potentiel que cela représente! Cependant, seuls 10 pour cent des Autochtones du Canada possèdent un diplôme universitaire, comparativement à 28 pour cent pour l’ensemble la population canadienne. C’est presque trois fois moins. Le potentiel ne peut être exploité en l’absence de possibilités et de soutien.

Les lacunes du Canada en matière d’éducation des Autochtones privent beaucoup trop d’entre eux de la qualité de vie à laquelle la plupart d’entre nous avons droit aujourd’hui. L’éducation a le pouvoir de transformer des vies, de soutenir les cultures et de renforcer les collectivités.

Les universités sont déterminées à agir pour combler les lacunes actuelles en matière d’éducation des Autochtones. Parmi les 13 principes qui seront dévoilés cette semaine figure l’engagement des établissements de tous niveaux à multiplier les possibilités offertes aux élèves et aux étudiants Autochtones, sur tous les plans : partenariats communautaires, aide financière, soutien pédagogique et mentorat, parmi autres.

Ces principes reconnaissent l’importance d’adapter les programmes d’études et d’accroître le nombre d’Autochtones titulaires de postes de direction à tous les échelons du milieu universitaire.

Plus que le soutien individuel, les principes affirment la nécessité d’adapter une démarche globale, d’ouvrir le dialogue et d’interagir de manière significative. Ils reconnaissent l’importance de mettre les étudiants non autochtones en contact avec les réalités, l’histoire, la culture et les croyances des peuples autochtones du Canada afin de les amener à mieux les connaître. Ils soulignent enfin la nécessité de renforcer les échanges interculturels entre les étudiants, les professeurs et les membres du personnel autochtones et non autochtones.
Une dynamique en ce sens est déjà engagée. Beaucoup des principes s’appuient sur les efforts déjà en cours.

Il existe actuellement au sein des universités canadiennes plus de 350 programmes destinés à favoriser l’accès des Autochtones aux études universitaires, et leur réussite, et de nouvelles initiatives se profilent à l’horizon.

La plupart des universités canadiennes entretiennent des partenariats avec les collectivités autochtones locales. En plus de proposer un soutien sur leurs campus, beaucoup d’établissements ont mis en place des programmes d’action communautaire efficaces, offrant un soutien éducatif et des possibilités de mentorat dès l’élémentaire.

Près de trois universités sur cinq offrent des conseils personnalisés visant à répondre aux besoins particuliers des étudiants autochtones.Par exemple, le Baagwating Indigenous Centre du University of Ontario Institute of Technology (UOIT) offre un soutien assuré par des conseillers et des aînés sur campus et hors campus.Je cite Angela Nagy, étudiante algonquine en criminologie : « En tant que membre des Premières nations, ce centre de ressources est pour moi un symbole, la preuve que je suis appréciée et célébrée ici à la UOIT et que ma culture n’est pas oubliée. C’est très important pour moi. »

Nous devons écouter les jeunes comme Angela.

J’ai pu constater l’incroyable potentiel des jeunes Autochtones non seulement ici au UOIT, mais également lorsque j’ai vécu et travaillé dans le nord de l’Ontario, au Yukon et en Colombie-Britannique comme haut fonctionnaire responsable des politiques d’éducation.Après six années d’audiences et au terme des événements de juin qui ont marqué la clôture des travaux de la Commission de vérité et réconciliation, j’adopte, comme beaucoup de Canadiens, une nouvelle vision du pouvoir de la réconciliation. J’entrevois l’avenir avec optimisme.

Les universités canadiennes deviendront les chefs de file que la Commission les appelle à être.À l’heure où nous réfléchissions aux multiples dimensions du sens réel de la fête du Canada, les dirigeants universitaires doivent agir pour renouveler la relation entre Autochtones et non-Autochtones, par l’éducation, le dialogue et l’action collective.À l’approche du 150e anniversaire du Canada en 2017, il est temps de s’engager sur la bonne voie.

Communiqué - 26 juin 2015

Les dirigeants universitaires renforcent la collaboration canado-brésilienne

OTTAWA – Les universités ont jeté les bases d’une collaboration bilatérale accrue lors de la mission de 13 jours de 19 dirigeants universitaires brésiliens au Canada.

Du 14 au 26 juin, les recteurs brésiliens ont rencontré 45 représentants universitaires canadiens pour discuter de diverses possibilités de collaboration en matière d’enseignement supérieur. Ils ont entre autres abordé les partenariats universités-industrie, l’environnement, la citoyenneté et la démocratie, et l’éducation des Autochtones. La délégation de l’Association des universités municipales et étatiques du Brésil (ABRUEM) rentre au Brésil aujourd’hui après s’être rendue à Montréal, à Ottawa, dans la région du Grand Toronto, à Vancouver, à Whistler et à Calgary.

Lors d’une rencontre qui se tenait à Rideau Hall le 17 juin dernier, Universités Canada et l’ABRUEM ont signé une entente officielle de cinq ans qui les engage à accroître la collaboration dans les domaines de la mobilité étudiante, de la collaboration en matière de recherche, des partenariats universitaires et de l’internationalisation. La visite a notamment proposé une table ronde sur les partenariats universités-industrie, coprésidée par la Chambre de commerce Brésil-Canada et tenue à la Ryerson University, ainsi que des tables rondes régionales en compagnie de hauts dirigeants universitaires de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. La délégation a aussi participé à la conférence annuelle du conseil sur l’éducation internationale de la Colombie-Britannique.

« Je suis extrêmement fier des progrès accomplis dans le cadre de la visite de ABRUEM au Canada, a déclaré Paul Davidson, président-directeur général d’Universités Canada. Le Canada et le Brésil ont déjà des liens étroits en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation. Cette mission de prestige a permis de renforcer les partenariats entre établissements et d’établir de nouvelles relations prometteuses. Ses répercussions se feront sentir sur nos campus et sur ceux de nos partenaires brésiliens pendant des années. »

La mission des recteurs brésiliens a été organisée en étroite collaboration avec Universités Canada et l’ambassade du Brésil au Canada. Il s’agit de la première visite officielle des Brésiliens au Canada depuis la mission des recteurs canadiens au Brésil en avril 2012, qui était coordonnée par Universités Canada et dirigée par Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.

Cette initiative a été rendue possible grâce au généreux financement consenti dans le cadre du programme Opportunités mondiales pour les associations du gouvernement du Canada.

À propos d’Universités Canada

Porte-parole des universités canadiennes au Canada et à l’étranger, Universités Canada représente les intérêts de 97 universités canadiens publics et privés à but non lucratif.

-30-

Personne-ressource :

Brenna Baggs
Agente des communications
bbaggs@univcan.ca
613 563-3961 poste 255

Opinion - 17 juin 2015

par Brian Stevenson
Recteur et vice-chancelier, Lakehead University

Cet article d’opinion a été publié dans Embassy magazine le 17 juin 2015.

Cette semaine, 19 recteurs et dirigeants universitaires brésiliens ont entrepris une visite au Canada qui les mènera un peu partout au pays et leur permettra de tisser des liens, d’envisager des partenariats axés sur la mobilité étudiante et, surtout, de s’inspirer de la réputation d’excellence du Canada en matière d’enseignement supérieur.

Du 14 au 26 juin, ils découvriront notre infrastructure de recherche, nos solides partenariats avec l’industrie, ainsi que nos campus diversifiés et novateurs. Le Canada a de nombreuses raisons d’être fier, mais il y a aussi beaucoup à apprendre du Brésil.

Première puissance économique et politique d’Amérique latine, le Brésil présente un intérêt prioritaire pour le Canada, dont il est l’un des plus importants partenaires en matière d’enseignement supérieur. Cette visite fait suite à la mission des recteurs canadiens au Brésil d’avril 2012, coordonnée par Universités Canada et dirigée par Son Excellence, le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.

Le Brésil est conscient que l’éducation internationale est la voie vers prospérité et la compétitivité du pays et des étudiants. Le gouvernement brésilien a fortement investi dans de grandes initiatives au profit de la mobilité étudiante, axées en particulier sur les sciences, les technologies et le génie.

En 2011, il a lancé Science sans frontières, un ambitieux programme de mobilité étudiante destiné à permettre à plus de 100 000 étudiants brésiliens d’étudier à l’étranger et d’y poursuivre des travaux de recherche. Soixante-trois universités canadiennes sont aujourd’hui partenaires de ce programme, offrant ainsi à plus de 7 000 étudiants brésiliens la possibilité de nouer des amitiés, de tisser des liens et de faire rayonner la culture de leur pays.

Quand le Brésil l’a invitée à devenir partenaire de Science sans frontières, la Lakehead University s’est empressée d’accepter. Depuis trois ans, 262 participants à ce programme ont eu la chance d’étudier sur son campus de Thunder Bay. Pourtant, avant le lancement du programme, l’Université ne comptait qu’une poignée d’étudiants brésiliens aux cycles supérieurs et n’entretenait aucun lien officiel avec le Brésil.

Les choses ont bien changé : en 2014, les étudiants du programme Science sans frontières représentaient 31 pour cent des étudiants étrangers.

Compte tenu de la situation géographique de la Lakehead University, il n’est pas toujours facile de convaincre les étudiants habitués à des climats chauds de venir braver l’hiver canadien à Thunder Bay. Pourtant, l’Université compte désormais parmi les établissements canadiens qui accueillent le plus grand nombre d’étudiants dans le cadre du programme Science sans frontières. Et ces étudiants s’y sentent bien. La taille réduite de nos classes les aide à se faire des amis et à interagir avec les professeurs. Ils s’adonnent même aux sports d’hiver.

La présence de ces étudiants a transformé notre établissement et renforcé notre aptitude à accueillir les étudiants étrangers. Elle a d’ailleurs des répercussions sur l’ensemble de Thunder Bay; elle contribue à la diversité de la collectivité et incite les entreprises locales à recruter des étudiants étrangers comme stagiaires. Même si l’Université commence à peine à mesurer l’incidence de l’accueil d’étudiants brésiliens, je suis certain que leur séjour aura des répercussions sur leurs vies et leurs carrières tout en les conduisant à tisser des liens durables avec le Canada.

Il importe toutefois que les étudiants canadiens puissent également étudier à l’étranger. Les séjours d’études et de travail dans un autre pays contribuent à faire d’eux des citoyens du monde et renforcent leurs compétences interculturelles.

Le gouvernement brésilien investit dans la mobilité de la jeunesse pour garantir la prospérité du pays. Les jeunes sont curieux. Ils ont l’esprit d’aventure et souhaitent découvrir le monde. La mobilité étudiante contribue à l’établissement de liens internationaux par l’entremise de la diplomatie du savoir.

C’est très stimulant de voir le Canada et le Brésil consolider et élargir leur relation dans le cadre de la visite de cette semaine comme par la suite. La visite de la délégation brésilienne chez nous témoigne de la force de nos universités; nous devons en être conscients.

Ce matin, le président-directeur général d’Universités Canada et la présidente de l’Association des recteurs d’universités municipales et étatiques du Brésil (ABRUEM) ont pris part à une table ronde à Rideau Hall. Ils ont de plus signé un protocole d’entente qui prévoit le renforcement de la relation canado-brésilienne. Au cours des cinq prochaines années, les universités des deux pays s’emploieront à accroître la mobilité étudiante et leur collaboration en matière de recherche, ainsi qu’à discuter des moyens d’apprendre davantage les unes des autres.

Le protocole d’entente est plus que porteur d’espoir. Les retombées de la participation de la Lakehead University au programme Science sans frontières m’ont porté à m’interroger : Pourquoi le Canada n’investirait-il pas dans un programme de mobilité internationale visionnaire au profit des jeunes Canadiens?

Lorsque le regretté Jim Flaherty était ministre des Finances, il a mis sur pied un groupe de travail sur l’éducation internationale, formé de dirigeants d’universités et d’entreprises canadiennes. Ce groupe de travail avait recommandé la création d’un programme qui permettrait chaque année à 50 000 étudiants de se rendre étudier à l’étranger. Ce programme n’existe pas encore, mais ne serait-ce pas formidable qu’il voie le jour en 2017 à l’occasion du 150e anniversaire du Canada?

Les étudiants étrangers sont les ambassadeurs de leur pays. Ils contribuent à l’établissement et au renforcement de liens commerciaux et diplomatiques entre les États. Un engagement ferme au profit de la mobilité étudiante internationale à l’occasion du 150e anniversaire du Canada engendrerait des retombées bénéfiques pour les Canadiens des générations à venir.


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