Rapport Naylor : Ce que vous pouvez faire

La recherche et l’innovation canadiennes se trouvent aujourd’hui à un tournant. C’est à nous qu’il revient – que ce soit de façon individuelle, institutionnelle ou collective – de demander au gouvernement de donner suite aux recommandations du Comité consultatif sur le soutien fédéral à la science fondamentale. Vous pouvez aider.

Ce que vous pouvez faire

Il existe de multiples façons pour vous et les membres de votre collectivité de diffuser les messages clés auprès des parlementaires influents et d’autres intervenants.

  • Invitez votre député à une rencontre pour lui communiquer ces messages et lui souligner l’urgence d’agir. Si vous ne pouvez obtenir de rendez-vous, appelez-le, écrivez-lui ou communiquez avec lui par l’entremise des réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook. Les députés répondent plus rapidement à leurs électeurs.
  • Pendant l’été, rendez-vous sur les lieux fréquentés par les députés (activités communautaires, barbecues, etc.) et demandez-leur comment ils comptent donner suite aux recommandations du rapport visant le réinvestissement en recherche. Exemple : « Comment, et quand, comptez-vous répondre aux besoins en matière de financement de la recherche énoncés dans le rapport du Comité consultatif sur le soutien fédéral à la science fondamentale? »
  • Sur les réseaux sociaux, invitez les membres de vos réseaux à prêter leur voix à notre cause. Notre message gagne à être répété.
  • Dressez une liste de récits intéressants sur la recherche et utilisez-les dans vos discours et communications publiques.
  • Soumettez un article d’opinion à votre journal local et appuyez vos propos par des données et des récits sur la recherche. Invitez d’autres personnes de votre établissement à faire de même, y compris les professeurs, les membres du conseil d’administration et le chancelier.
  • Discutez avec les champions et les bailleurs de fonds de votre établissement et demandez-leur de diffuser ces messages auprès de leurs relations au sein du gouvernement fédéral.
  • Prononcez une allocution devant la chambre de commerce locale.
  • Sur Twitter, utilisez le mot-clic #supportthereport pour appuyer ces messages, donnez des exemples concrets de recherche en utilisant le mot-clic #RechercheUniv et utilisez les modèles de messages et les graphiques que nous avons spécialement conçus pour les réseaux sociaux (ci-joints).

Trousse de médias sociaux

Nous vous invitons à utiliser ces exemples de publications sur Twitter ainsi que les images animées qui les accompagnent.

    1. Le financement de la recherche fondamentale stimulera la croissance économique, l’innovation et la création d’emplois. #RechercheUniv

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    2. La #RechercheUniv améliore la vie des Canadiens et des citoyens du monde entier.

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    3. Pour réussir, les chercheurs en début de carrière ont besoin d’un écosystème et d’une infrastructure de recherche solides. #RechercheUniv

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    4. Le Canada doit saisir l’occasion historique qui se présente et investir dans la recherche universitaire et l’innovation. #RechercheUniv

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Messages clés

1 – Le financement de la recherche fondamentale est essentiel à la croissance économique, à l’innovation et à la création d’emplois pour la classe moyenne.

Aucun chercheur qui entame un projet de recherche axé sur la découverte ne peut savoir quels en seront les résultats. Ce type de recherche a néanmoins été à l’origine de certaines des découvertes les plus lucratives et salutaires du siècle dernier, comme le laser, les vaccins et les médicaments, la radio et la télévision.

Or, au cours des dernières années, le gouvernement fédéral a financé la recherche axée sur les priorités au détriment de la recherche fondamentale. Ce n’est pas ainsi qu’on favorise l’innovation. La recherche fondamentale conduit à la création de nouvelles entreprises, de programmes novateurs sur le plan social et de nouvelles technologies médicales; crée des emplois pour la classe moyenne; et stimule la croissance économique.

Les données :

  • Au cours des dix dernières années, les fonds réels d’immobilisations consentis par le gouvernement fédéral dans la recherche dirigée par des chercheurs indépendants ont diminué de 30 pour cent.
  • L’aide financière accordée par le gouvernement fédéral en recherche et développement (R-D) dans l’enseignement supérieur représente moins de 25 pour cent des dépenses totales – ce qui est considéré comme marginal sur la scène internationale.
  • Les Canadiens connaissent la valeur de la recherche fondamentale. Quatre-vingt-cinq pour cent des Canadiens interrogés en 2015 estiment que le gouvernement doit investir dans la recherche fondamentale, même si cela ne produit pas de retombées économiques immédiates.

Recommandations du Comité consultatif :

  • Accroître de 485 millions de dollars sur quatre ans le financement direct de la recherche axée sur la découverte dirigée par les chercheurs.
  • Consentir 1,3 milliard de dollars sur quatre ans pour mieux soutenir les chercheurs et l’infrastructure de recherche, ainsi que pour porter le financement de la recherche universitaire canadienne à un niveau mondialement concurrentiel.

La recherche réalisée au Canada profite aux Canadiens et au monde entier

La recherche fondamentale transforme la vie des gens et contribue à trouver des solutions aux problèmes les plus urgents de notre monde. Sans la recherche fondamentale, nous n’aurions pas :

  • le vaccin contre la polio: Conjugué à d’autres vaccins, il prévient chaque année de deux à trois millions de décès;
  • les lasers: Ils sont utilisés à de multiples fins, allant de la chirurgie ophtalmique à la fabrication de câbles à fibres optiques.

2 – La recherche universitaire améliore la vie des Canadiens et des gens du monde entier.

Le Canada est prêt à devenir un chef de file mondial dans certains des domaines qui posent les problèmes les plus urgents, comme les changements climatiques, la sécurité alimentaire, l’accueil des réfugiés, la cybersécurité et l’automatisation croissante du travail. La recherche contribue à trouver des solutions au déclin économique auquel font face les collectivités rurales et à bâtir de meilleures routes et systèmes de gestion du trafic. La recherche universitaire contribue également à lutter contre la pauvreté par des projets axés sur la réduction de l’itinérance, de la toxicomanie et des problèmes de santé mentale auprès des populations les plus vulnérables.

Le réinvestissement dans la recherche et la découverte accentuera la capacité des universités à transformer des vies et à répondre aux besoins actuels les plus pressants, ici comme à l’étranger. Le monde se tourne vers le Canada pour son leadership, et pour être en mesure de répondre, les universités canadiennes doivent disposer des ressources nécessaires pour participer à la collaboration internationale en matière de recherche à grande échelle.

Les données :

  • Le Canada produit quatre pour cent des publications scientifiques parues dans le monde alors qu’il ne compte qu’un pour cent de la population mondiale.
  • Au Canada, 43 pour cent des articles scientifiques publiés entre 2005 et 2010 étaient rédigés avec un collaborateur étranger. Il s’agit d’un fondement solide sur lequel nous pouvons nous appuyer.

Recommandations du Comité consultatif :

  • Accroître de 485 millions de dollars sur quatre ans le financement direct de la recherche axée sur la découverte dirigée par les chercheurs.
  • Consentir un financement réservé à la collaboration internationale en matière de recherche, soit 20 millions de dollars en financement ciblé dès la première année.
  • Consentir 1,3 milliard de dollars sur quatre ans pour mieux soutenir les chercheurs et l’infrastructure de recherche, ainsi que pour porter le financement de la recherche universitaire canadienne à un niveau mondialement concurrentiel.

La recherche, moteur de changement

La recherche canadienne fait une différence dans la vie des gens et aborde des enjeux pressants tels que :

  • l’itinérance: Un projet de recherche de la University of Winnipeg financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) trouve des solutions pour remédier au manque de logements abordables pour les résidents des quartiers défavorisés de Winnipeg;
  • la crise des réfugiés syriens: La Canadian Refugee Child, Youth and Family Research Coalition basée à la Dalhousie University collabore avec des organismes gouvernementaux et des partenaires allemands pour suivre l’évolution des réfugiés syriens qui ont immigré au Canada et en Allemagne et qui s’y sont intégrés.

3 – Parmi les jeunes chercheurs canadiens d’aujourd’hui se trouvent les lauréats de prix Nobel de demain.

Le Canada est fier de compter parmi ses citoyens Victoria Kaspi, lauréate de la Médaille d’or Gerhard-Herzberg, ainsi qu’Arthur McDonald et Frederick Banting, lauréats de prix Nobel. Or, aucun de ces lauréats n’a commencé au sommet; ils ont tous reçu du financement de base et l’appui de mentors et de chercheurs de haut rang qui les ont inspirés et formés.

Les chercheurs en début de carrière d’aujourd’hui sont l’avenir du Canada. Ces jeunes chercheurs aux origines diverses ont un énorme potentiel, mais ils doivent disposer de meilleures possibilités pour obtenir leur première subvention de recherche, et d’une infrastructure de calibre mondial. Le Canada ne peut se permettre de perdre une génération de chercheurs de talent parce qu’il ne leur offre pas un soutien adéquat.

L’existence d’installations de pointe et le financement de toutes les disciplines permettront au Canada de produire des résultats de calibre mondial, de retenir et de soutenir les jeunes chercheurs les plus brillants et de devenir une puissance mondiale en recherche.

Les données :

  • Comme le souligne le rapport du Comité consultatif sur l’examen du soutien fédéral à la science fondamentale, ce sont les chercheurs en début de carrière qui sont les plus touchés par l’insuffisance du financement de la recherche indépendante. Actuellement, le taux de réussite des candidats aux programmes de subventions est d’une faiblesse alarmante en raison de l’insuffisance des fonds disponibles. Le taux de réussite des demandes soumises au Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) est de 25 pour cent, et celui des demandes soumises aux Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) est encore plus faible, soit de 14,7 pour cent.
  • Selon une nouvelle enquête du Global Young Academy menée auprès de 1 300 chercheurs canadiens, 40 pour cent des chercheurs ont changé leur programme de recherche en raison du financement décroissant de la recherche fondamentale. La moitié des participants au sondage estiment que cette tendance fera en sorte que les jeunes Canadiens seront moins nombreux à souhaiter faire carrière en recherche.

Recommandations du Comité consultatif :

  • Accroître de 485 millions de dollars sur quatre ans le financement direct de la recherche axée sur la découverte dirigée par les chercheurs.
  • Un financement de base stable et prévisible de 300 millions de dollars par année à la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). De plus : 90 millions de dollars par année pour l’exploitation et la maintenance de l’infrastructure; 30 millions de dollars par année pour les coûts de fonctionnement des petits projets; et 115 millions de dollars par année pour soutenir adéquatement les grands projets scientifiques.
  • Consentir 1,3 milliard de dollars sur quatre ans pour mieux soutenir les chercheurs et l’infrastructure de recherche, ainsi que pour porter le financement de la recherche universitaire canadienne à un niveau mondialement concurrentiel.

4 – Le Canada peut devenir un pôle d’attraction du talent et des investissements étrangers.

C’est un moment d’importance mondiale pour le Canada. À une époque marquée par la fermeture des frontières et des esprits, l’ouverture du Canada et son leadership sur des enjeux mondiaux envoient un puissant message évoquant les possibilités. L’incertitude qui plane au sujet de la réduction possible du financement de la science aux États-Unis ainsi que les bouleversements engendrés dans le milieu européen de la recherche et au Royaume-Uni par le Brexit contribuent à faire du Canada un pôle d’attraction pour les plus brillants cerveaux.

Un écosystème canadien de la recherche et de l’innovation dûment financé permettra au Canada d’attirer non seulement les meilleurs chercheurs, mais aussi les multinationales axées sur le savoir. Pour attirer les investissements étrangers de sociétés comme Google, Uber, General Motors, Microsoft et Thomson Reuters, le Canada doit disposer d’une main-d’œuvre hautement qualifiée et formée dans l’utilisation des dernières technologies. Ces entreprises ont toutes récemment réalisé des investissements dans la R-D au Canada, créant ainsi des milliers de nouveaux emplois.

Afin de demeurer une destination de choix pour le talent étranger en recherche, le Canada a besoin d’un système de recherche sain et dynamique ainsi que d’un financement stable et prévisible de l’infrastructure de recherche de calibre mondial.

Les données :

  • Depuis 2009, GM a investi plus de trois milliards de dollars canadiens dans ses activités de fabrication et d’ingénierie au Canada. En 2016, 700 nouveaux emplois en génie et en logiciel ont été créés.
  • Thomson Reuters a récemment étendu ses activités au Canada par la création d’un nouveau centre de technologie à Toronto. Le Centre a permis de créer 1 500 emplois de qualité; de tirer parti du corridor de l’innovation de Toronto-Waterloo, l’une des plus importantes grappes d’innovation au monde; et d’accroître les possibilités pour le talent universitaire émergent dans le domaine des technologies.
  • Les Canadiens appuient les mesures visant à attirer le talent et les investisseurs étrangers. Selon un récent sondage mené par Abacus Data, 87 pour cent des participants estiment que le Canada doit s’efforcer d’attirer les meilleurs chercheurs, et 80 pour cent estiment que nous devons consentir des efforts pour attirer les investisseurs étrangers du monde entier.

Recommandations du Comité consultatif :

  • Accroître de 485 millions de dollars sur quatre ans le financement direct de la recherche axée sur la découverte dirigée par les chercheurs.
  • Un financement de base stable et prévisible de 300 millions de dollars par année à la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). De plus : 90 millions de dollars par année pour l’exploitation et la maintenance de l’infrastructure; 30 millions de dollars par année pour les coûts de fonctionnement des petits projets; et 115 millions de dollars par année pour soutenir adéquatement les grands projets scientifiques.
  • Réorienter les programmes de bourses d’études Vanier et de bourses de recherche Banting pour qu’ils aient comme objectif principal le recrutement international, tout en multipliant les bourses d’études doctorales et de recherche postdoctorales pour les Canadiens.
  • Consentir 1,3 milliard de dollars sur quatre ans pour mieux soutenir les chercheurs et l’infrastructure de recherche, ainsi que pour porter le financement de la recherche universitaire canadienne à un niveau mondialement concurrentiel.
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