Comment remporter la course mondiale au talent universitaire

5 décembre 2016
Nouvelles
Eddy Campbell, recteur, UNB

Cette lettre d’opinion a paru dans le Daily Gleaner le 5 decembre 2016.

Par Eddy Campbell, recteur et vice-chancelier, University of New Brunswick

Le mois dernier, le gouvernement fédéral a annoncé l’apport au système Entrée express de changements majeurs qui faciliteront l’installation au Canada des plus grands talents au monde – ainsi que l’atteinte du nouvel objectif du gouvernement en matière d’immigration, à savoir accueillir 300 000 personnes par année. Ces changements, bien accueillis, montrent que le gouvernement fédéral est déterminé à faciliter l’acquisition de la résidence permanente par les étudiants, les chercheurs et les universitaires étrangers.

La population de notre pays vieillit. L’immigration est donc de plus en plus importante pour préserver notre qualité de vie et nos perspectives de croissance économique. Nous devons attirer les immigrants les plus qualifiés et compétents, prêts à tout donner pour innover et renforcer notre économie. En matière d’excellence en recherche, de mobilisation du talent et de partenariats internationaux, les universités canadiennes sont des moteurs clés de l’innovation et de la prospérité économique. La stratégie canadienne en matière d’immigration doit entre autres favoriser l’accueil des chercheurs, des universitaires et des étudiants étrangers qui enrichissent nos universités de leur expertise, de leurs compétences et de leurs réseaux.

Le fait de rendre le Canada plus attirant pour les étudiants étrangers a par ailleurs une profonde incidence sur les étudiants qui sont nés au pays : le fait de côtoyer des gens venus du monde entier les aide à devenir des citoyens du monde engagés. Les étudiants étrangers apportent en outre énormément à l’activité économique des villes et des cités universitaires canadiennes.

Le cran dont font preuve les étudiants étrangers en quittant leur pays d’origine pour étudier ailleurs doit être source d’inspiration. Comme beaucoup d’autres universités canadiennes, la University of New Brunswick souhaite insuffler à ses étudiants l’esprit d’entreprise et le goût de l’innovation; la présence sur son campus d’étudiants étrangers fortement motivés contribue à la poursuite de cet objectif.

Il est donc dans notre intérêt d’attirer les jeunes cerveaux les plus brillants. Hélas, la volonté des universités canadiennes de séduire les étudiants étrangers se heurte à un obstacle de taille : les délais de traitement des demandes de permis d’études. Les formulaires à remplir sont trop nombreux, et leur traitement demande trop de temps. Les universités canadiennes auront donc beau déployer tous les efforts de marketing et de recrutement possible, cela n’empêchera pas les étudiants étrangers de se tourner vers d’autres pays. Le pouvoir d’attraction du Canada dépend également des chances pour les étudiants étrangers d’obtenir la résidence permanente après l’obtention de leur diplôme. C’est pourquoi la détermination du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, à apporter des améliorations au système Entrée express est la bienvenue.

Depuis le 19 novembre 2016, le système Entrée express attribue des points aux étudiants étrangers qui ont effectué leurs études au Canada. Il attribue également des points pour les offres d’emplois reçues par les candidats admissibles qui se trouvent déjà au Canada en vertu d’un permis de travail n’exigeant pas d’Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). Ce changement très attendu reconnaîtra les candidatures les plus prometteuses, notamment celles des professeurs étrangers dans les universités canadiennes.

En tant que recteur de la University of New Brunswick, je suis très conscient de la nécessité d’attirer les plus grands talents étrangers non seulement au sein de mon établissement, mais partout au Canada atlantique et ailleurs au pays. Toutefois, certains aspects du système d’immigration canadien compliquent inutilement la chose. Il faut y remédier si nous souhaitons faire de notre pays une destination de choix pour les immigrants compétents. Nous, universitaires, ne sommes pas seuls à penser de la sorte : les grandes entreprises technologiques canadiennes, qui sont elles aussi d’importants moteurs de l’innovation, souhaitent comme nous l’adoption de politiques qui leur permettent d’attirer et de retenir plus facilement les plus grands talents au monde.

Parallèlement aux changements apportés au système Entrée express, Universités Canada — une organisation à but non lucratif qui représente des universités canadiennes — a demandé au gouvernement fédéral d’apporter des changements précis à plusieurs aspects du processus d’immigration pour permettre au Canada de se distinguer sur le marché mondial du talent.

L’un de ces aspects a trait au processus d’obtention de permis de travail temporaire dans le cadre du Programme de mobilité internationale. Les universités canadiennes misent sur ce programme pour attirer un large éventail d’universitaires étrangers qui viennent enseigner et faire de la recherche sur leur campus. Malheureusement, l’application non uniforme des critères d’admissibilité du programme ne leur permet pas d’accueillir le talent dont elles ont besoin. Le processus doit être grandement simplifié.

Grâce à son sens de l’accueil et à son ouverture culturelle, notre pays est d’ores et déjà une destination de choix pour les étudiants étrangers, mais nous devons tout mettre en œuvre pour en faire « la » destination par excellence en matière d’études universitaires. Des délais de traitement des permis d’études concurrentiels sur la scène internationale contribueront grandement à la poursuite de cet objectif.

Le temps est venu de profiter de cette dynamique et d’abattre les obstacles bureaucratiques. La recherche de calibre mondial exige une vision mondiale. Nous devons donc tout faire pour attirer les étudiants et les professeurs étrangers. Le gouvernement fédéral s’emploie à permettre à nos universités d’attirer plus facilement le talent dont elles ont besoin – et de contribuer durablement à la croissance économique et à l’innovation.

Le Canada a plus que jamais les cartes en main pour tirer son épingle du jeu. Les résultats seront au rendez-vous.

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Catégorie :  Études à l’étranger, International

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