L’acquisition de compétences mondiales pousse les universités à s’internationaliser

9 décembre 2014
Nouvelles

OTTAWA – Les universités canadiennes sont de plus en plus engagées à l’égard de l’internationalisation, et accordent une grande importance à la mobilité des étudiants à l’étranger afin de les préparer à réussir dans l’économie mondiale du savoir d’aujourd’hui. C’est entre autres ce que révèlent les résultats de l’enquête effectuée par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) sur l’internationalisation des universités au pays.

Le rapport de l’enquête publié aujourd’hui relate que 96 pour cent des universités canadiennes voient à ce que l’internationalisation fasse partie de leurs plans stratégiques, et que plus de 80 pour cent d’entre elles la placent parmi leurs cinq grandes priorités.

Le rapport mentionne aussi de quelle manière le Canada pourrait contribuer davantage et pourquoi c’est si important.

En 2012-2013, seulement trois pour cent des étudiants au premier cycle (environ 25 000 étudiants) ont eu l’occasion de vivre une expérience à l’étranger, et 2,6 pour cent ont obtenu des crédits à l’étranger. Les universités mentionnent les coûts comme étant le principal obstacle qui empêche les jeunes Canadiens d’aller à l’étranger en plus grand nombre pendant leurs études. Pourtant, une telle expérience présente de nombreux avantages et permet aux étudiants d’adopter une vision et des valeurs mondialisées, d’acquérir des compétences internationales, et d’améliorer l’employabilité et l’accès aux possibilités d’emploi sur le marché mondial.

Principales conclusions :

  • Les universités prennent des mesures concrètes en matière d’internationalisation comme jamais auparavant : 89 pour cent d’entre elles affirment que l’internationalisation sur leur campus s’était intensifiée au cours des trois dernières années.
  • Les universités canadiennes ouvrent la voie en mettant en œuvre des collaborations avec les économies les plus dynamiques. Quatre-vingt-six pour cent d’entre elles définissent des priorités géographiques pour leurs activités internationales et ont comme principaux pays partenaires la Chine, le Brésil, l’Inde, les États-Unis, la France, le Mexique et l’Allemagne.
  • Les universités affirment que le manque de possibilités de financement de la recherche et les différences dans les cycles de financement des pays seraient les principaux obstacles à la collaboration internationale en matière de recherche.
  • Parmi les 97 pour cent des universités canadiennes qui offrent des expériences à l’étranger :
    • presque toutes permettent aux étudiants de poursuivre leurs études à l’étranger;
    • 70 pour cent permettent aux étudiants de faire des stages pratiques à l’étranger;
    • 67 pour cent  offrent des occasions de service ou de bénévolat;
    • 67 pour cent  aident les étudiants à faire de la recherche à l’étranger;
    • 66 pour cent  offrent des expériences de travail à l’étranger.
  • Quatre-vingt-un pour cent des universités canadiennes offrent des programmes d’enseignement collaboratifs avec des partenaires étrangers, une augmentation remarquable depuis huit ans. Parmi ceux-ci, 63 pour cent offrent des programmes d’études doubles et 45 pour cent des programmes d’études conjoints.
  • En 2014, environ 89 000 étudiants étrangers étaient inscrits à temps plein au premier cycle sur les campus canadiens (soit environ 11 pour cent de l’ensemble des étudiants à temps plein au premier cycle), et 44 000 étudiants étrangers étaient inscrits à temps plein aux cycles supérieurs (soit presque 28 pour cent de tous les étudiants aux cycles supérieurs).

Citations :

« L’enquête montre à quel point les universités ont élargi et accru leurs activités d’internationalisation et qu’elles ouvrent la voie à la collaboration du Canada avec les économies les plus dynamiques au monde comme la Chine, l’Inde et le Brésil, affirme Paul Davidson, président-directeur général de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC). Les liens qui se créent dans le cadre de la recherche, des études et des échanges interpersonnels sont essentiels à la prospérité du Canada. »

« L’économie mondiale du savoir a besoin de travailleurs possédant le genre de compétences acquises dans le cadre de séjours d’études à l’étranger, ajoute M. Davidson. À moins qu’il ne prenne maintenant des mesures permettant à un nombre accru d’étudiants de vivre des expériences à l’étranger dans le cadre de leur formation universitaire, le Canada risque de perde sa position concurrentielle dans le monde. »

À propos de l’AUCC

L’AUCC est le porte-parole des universités canadiennes, au pays et à l’étranger, représentant les intérêts de 97 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif du Canada. À titre d’organisation mutuelle, elle offre aux dirigeants universitaires une voix unie et une tribune pour une action collective. L’AUCC représente les universités canadiennes depuis 1911.

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Consultez la version intégrale du rapport, Les universités canadiennes dans le monde.

Catégorie :  Études à l’étranger, International

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