L’heure est venue pour le Canada de devenir un chef de file mondial en recherche

1 juin 2017
Nouvelles
Jamie Cassels, recteur, UVic

Cet article d’opinion a paru dans le Vancouver Sun le 1 juin 2017

par Jamie Cassels, président du Comité de la recherche d’Universités Canada, et recteur et vice-chancelier de la University of Victoria

Le moment est venu pour le Canada de devenir un chef de file mondial en matière d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation. À une époque marquée par la fermeture des frontières et des esprits, les universités canadiennes manifestent une grande ouverture aux idées, aux collaborations et aux expertises du monde entier. Nous avons le talent, la volonté et les réseaux nécessaires pour ouvrir la voie.

Le Comité consultatif sur le soutien fédéral à la science fondamentale est conscient de cette force. Dans un rapport très attendu publié en avril, ses éminents membres ont demandé au gouvernement fédéral d’augmenter le soutien à la recherche et d’offrir le cadre approprié pour que le Canada continue d’attirer les plus grands talents de l’étranger. Il serait sage pour nous de suivre ce conseil.

Présidé par David Naylor, ancien recteur de la University of Toronto, le Comité consultatif recommande un soutien accru aux plus grands chercheurs du Canada pour qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel : faire des découvertes qui transforment des vies, renforcent les collectivités et stimulent l’innovation. Des changements majeurs visant à consolider les partenariats internationaux en matière de découverte et d’innovation sont aussi recommandés.

Le rapport reconnaît que la collaboration internationale est essentielle à l’excellence en recherche, et les universités canadiennes disposent de bases solides sur lesquelles bâtir. En effet, de plus en plus de professeurs canadiens ont étudié à l’étranger et tissé des liens bien au-delà de leurs propres campus et de leur milieu. Sur la scène mondiale, ils sont parmi les professeurs les plus tournés vers la collaboration, signant deux fois plus souvent que les autres des articles rédigés avec des collègues de l’étranger. Ils n’ont toutefois pas le financement nécessaire pour maximiser et multiplier ces collaborations afin de résoudre les problèmes d’envergure internationale qui exigent de faire appel à bien des connaissances et du talent.

Le monde fait face à d’immenses défis — pauvreté, inégalités, changements climatiques et maladies — qu’aucune frontière n’arrête, et il en va de même pour la recherche de solutions.

Comme je l’ai écrit dans le plan international de la University of Victoria, il faut tirer parti de nos partenariats internationaux et de la diversité des idées, des expériences et des personnes qui se côtoient sur nos campus pour les surmonter.

À titre d’exemple, la University of Victoria est maître d’œuvre du projet Borders in Globalization, un programme de recherche internationale qui compte des partenaires dans 20 pays et rassemble près de 100 universités et partenaires non universitaires de l’étranger. Ce projet vise l’excellence dans l’étude des frontières, crée des politiques et renforce le transfert de connaissances pour cerner les enjeux liés à la mondialisation que sont la migration, le commerce et le transfert de titres entre les frontières. Il aide aussi à comprendre les défis liés aux technologies, à l’autodétermination et à la régionalisation qui, partout dans le monde, touchent les frontières et les zones frontalières. Le moment d’entreprendre un tel projet ne pourrait être mieux choisi.

La recherche sur les océans menée à la University of Victoria atteint toutes les rives. De fait, les travaux d’Ocean Networks Canada en sciences et en technologies de surveillance marine sont une référence dans le monde entier. Plus de 40 pays bordent l’océan Pacifique et dans l’intérêt de tous, il serait judicieux pour le Canada de collaborer avec eux en recherche hauturière.

D’importantes découvertes sont faites au Canada. Il y a quelques années à peine, les chercheurs du monde entier ont uni leurs forces contre le virus Ebola. Le vaccin révolutionnaire, Zebov, a été conçu à Winnipeg. Le Canada en a tiré une grande fierté, car nous avons contribué à trouver la solution à un problème qui contrariait le milieu médical international. Comme le recommande le rapport Naylor, le Canada doit bénéficier d’un soutien accru afin de saisir sans attendre les possibilités en matière de recherche et de répondre aux besoins des chercheurs à l’échelle internationale. Il pourra ainsi rester dans la course et contribuer à résoudre les plus grands problèmes de l’humanité.

Le rapport rend hommage à cette contribution et reconnaît la nécessité d’attirer le talent canadien. Les recommandations concernant une coordination accrue, l’amélioration des communications, la hausse du financement, le rétablissement de l’équilibre par rapport à la recherche indépendante et la formation de jeunes talentueux profiteront non seulement aux chercheurs postdoctoraux et aux étudiants aux cycles supérieurs, mais aussi aux étudiants au premier cycle. Le rapport trace véritablement la voie à suivre pour former la prochaine génération de chercheurs afin que le Canada reste concurrentiel à tous les égards sur la scène internationale pour les 50 prochaines années.

C’est ainsi que notre pays deviendra un chef de file mondial de la création de connaissances. Et c’est pourquoi les chercheurs les plus brillants le considéreront comme un endroit où la science compte. Les universités canadiennes sont prêtes. Elles ont la volonté et la capacité d’en faire plus.

Le rapport Naylor s’appuie sur des données solides. Il faut dès maintenant mettre ses judicieuses recommandations en pratique pour accroître le soutien à la recherche et faire du Canada une destination de choix pour les meilleurs au monde. Nous bâtirons ainsi un pays et un monde inclusifs, prospères et novateurs.

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Catégorie :  Recherche et innovation

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