University of Lethbridge : études au premier cycle

L’enseignement des soins infirmiers dans un environnement immersif

Les étudiants au premier cycle de la University of Lethbridge renforcent leur confiance et leurs compétences grâce à un savant mélange de pratique et de théorie

Le patient présente une insuffisance cardiaque congestive et son état s’aggrave. Les résultats des analyses sont attendus d’une minute à l’autre, mais sa pression sanguine chute. Puis, il fait un arrêt cardiaque. Le personnel infirmier s’active. Le patient risque de mourir, et chaque seconde compte…

Heureusement pour le « patient » et pour les étudiants inscrits au baccalauréat en sciences infirmières (offert en collaboration par la faculté des sciences de la santé de la University of Lethbridge et le Lethbridge College), il ne s’agit que d’un exercice de simulation soigneusement élaboré. Aucune vie n’est en danger.

Au cours de leurs études, tous les étudiants en soins infirmiers ont l’occasion de mettre à l’essai de ce qu’ils ont appris dans le cadre de scénarios comme celui-ci, mis en scène par le centre de simulation en santé de l’Université. Le centre offre un environnement où les étudiants se retrouvent dans des situations pratiques réelles, mais sans conséquence dramatiques, explique Sharon Dersch, coordonnatrice du centre.

Prêts pour toutes les situations

Construit en 2010, le centre de simulation en santé ne représente qu’un volet du programme bien structuré de sciences infirmières, qui combine théorie et pratique et permet aux étudiants de se familiariser avec divers scénarios (et avec les réalités différentes des milieux urbain et rural).

« Tous nos étudiants font un stage clinique dans un hôpital rural, où le travail est extrêmement varié, affirme Mme Dersch. Ils peuvent assister à un accouchement le matin, puis s’occuper d’urgence d’une victime d’un accident dans l’après-midi. »

L’apprentissage par la réflexion

Mme Dersch indique que l’équipe du centre de simulation en santé cherche d’autres occasions d’intégrer la technologie des installations à l’expérience en classe. Déjà, les étudiants peuvent acquérir des connaissances au sujet d’une maladie ou d’une procédure en classe, puis voir ensuite en laboratoire comment elle se traduit dans la pratique, grâce à des mannequins hautement informatisés réalistes qui ont un pouls et une activité pulmonaire, qui parlent et qui clignent des yeux. Les interactions (et les simulations comme celle de l’arrêt cardiaque) sont bien souvent enregistrées. Les étudiants peuvent donc les analyser par la suite avec leurs professeurs.

« La pratique réflexive et la pensée critique constituent une grande partie de l’apprentissage pratique, souligne Mme Dersch. Les étudiants passent beaucoup de temps à analyser leurs interventions avec les instructeurs : à quoi pensaient-ils au moment même, de quels renseignements avaient-ils besoin, comment les ont-ils obtenus, qu’ont-ils fait? »

Mme Dersch affirme que la majorité des étudiants constatent avec étonnement qu’ils ont mieux réagi sous pression que ce qu’ils croyaient sur le coup.

« Nous pouvons voir de la matière en classe, mais ce n’est que lorsque nous l’appliquons que nous apprenons véritablement, affirme Ally Kopp, étudiante en troisième année. Le programme m’a préparée à travailler dans un vaste éventail de milieux et à m’adapter au changement. Je crois que c’est essentiel. En soins infirmiers, la formation ne s’arrête pas au moment de la remise du diplôme. Ce domaine évolue constamment, et il faut continuer d’apprendre. »

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